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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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BONJOUR A TOUS ET A TOUTES !..

     Bienvenue sur mon petit blog !

     Vous y trouverez des articles sur les films que je suis allée voir, mes tops, mes bofs et mes flops !... Si vous n'êtes pas d'accord, c'est le moment d'y laisser un petit commentaire pour alimenter la discussion !

     Pour chercher un film, le plus simple est d'utiliser la page d'
affiches que j'ai faite, ou les divers index de noms, de genre ou d'entrées en salle.

     Si vous avez des commentaires généraux sur le contenu ou la mise en page, ou si vous voulez seulement venir me dire bonjour, vous pouvez utiliser la commande
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     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Dimanche 11 mai 2008
REALISATEUR : Volker Schlöndorff
ACTEURS : Philippe Torreton, Ayanat Ksenbai...
DUREE : 1h45'



     Un français quitte tout et traverse le Kazakhstan. Il croise un marchand de mots et une jeune Kazakh...

     On pourrait s'amuser à comparer - à opposer - Into the Wild et Ulzhan, et la modestie de l'un parviendrait sans doute à tenir tête au succès de l'autre. Mais on peut aussi traverser le film comme son héros traverse les steppes : dans le dépouillement.
     Dans le dépouillement on ne compare pas, on ne juge pas en mieux ou en moins bien, on ne dresse pas des listes et des palmarès, on ne recherche pas les honneurs, on ne distribue pas des prix ou des récompenses. On marche. On prend les choses comme elles viennent. Jusqu'au but.
     On marche, et c'est l'histoire avant tout d'une traversée, d'un cheminement, d'un parcours qui abandonne rapidement l'avenir douteux des frontières, des usines et des tours pour le présent incontestable du désert, de la steppe, de la montagne. Non pas une marche comme aventure et comme démission, mais une marche de la volonté, de l'effort, de la ténacité, de la conscience : une marche initiatique.
     Et pour accompagner cette marche initiatique, deux adjuvants, finalement inutiles, sauf à se dire que - paradoxalement - par leur présence, ils ont permis au héros de tenir bon dans son projet de solitude, dans sa décision de se perdre définitivement, unique moyen de se trouver.
     Le marchand de mot, sorte de chaman mi-homme mi-dieu tout droit sorti du Mahabharata, représente le lien entre la nature et les divinités, cette sorte d'animisme où les mots sont sacrés, où les signes sont partout, et les correspondances se disent dans la violence des transes. La jeune fille, sorte d'ange mi-déesse mi-femme, représente le lien entre les hommes, la confiance, la compassion, l'affection, la tendresse, le dévouement, la disponibilité, la curiosité, l'attachement... en un mot, l'amour.
     Des dieux et de l'amour, Charles ne voudra pas. Ces deux béquilles le renforceront dans sa marche, mais il ne les laissera pas moins tomber lorsqu'il arrivera au but. Car il n'est la pour se réconcilier ni avec la nature, ni avec les hommes, ni avec les dieux, ni avec lui même. Il est la pour achever son voyage. Et c'est justement dans le dépouillement que le voyage peut s'achever.
     Dans les hauteurs enneigées de la mort, la vie prend son sens quand - enfin - elle a su se détacher de toute la pesanteur des choses. La marche, en le faisant tout perdre, ne l'a pas ramené à la vie. Elle lui a ouvert au contraire, dans le dépassement des choses du monde, les portes de l'achèvement.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : Les films : outil de culture
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Dimanche 11 mai 2008
REALISATEUR : Eric Besnard
ACTEURS : Jean Dujardin, Valeria Golino...
DUREE : 1h40'



     Un petit arnaqueur professionnel se fait tuer. Son frère, petit arnaqueur professionnel lui aussi, flanqué d'une policière tenace, croise le chemin d'un grand arnaqueur professionnel...

     Il y a des gens qui détestent connaître la fin d'un film quand ils vont le voir. Et qui détestent donc ceux qui révèlent la fin d'un film. Mais avec un film comme Ca$h, ça n'est pas très facile d'en parler sans révéler la fin, puisque - justement - le seul intérêt du film, je trouve, c'est la fin.
     A partir du moment où on a vite compris que le scénariste tirait les ficelles, et que le but de l'affaire était de créer des fausses pistes, des suspicions, des retournements de situations, des coups de théâtre et autres effets de surprise, et que le meilleur serait forcément gardé pour la fin, la seule chose qu'on attend, c'est la fin.
     Jusque là, rien de très original. Des parties de poker, des séductions le sourire en coin, des belles voitures, des garden party un peu ridicules, des arnaqueurs stylés, des policiers plus ou moins honnêtes, un peu de sentiments dans un univers où tout ce qui est humain semble une faiblesse.
     Et de l'argent, beaucoup d'argent, du vrai comme du faux, du toc comme du moins toc, à moins que tout ce qui sente trop l'argent ne soit irrémédiablement condamné à être faux et toc, ce que le film ne dit pas, d'ailleurs, mais montre assez bien.
     Et puis cette atmosphère de l'arnaque, où comme le dit l'accroche du film, il n'y a pas d'arnaqueurs sans pigeon, ce qui laisse entendre combien c'est un univers où tout le monde dépend de tout le monde, où l'on n'est jamais tranquille, où la manipulation, l'oppression, la dépendance des uns envers les autres vous empêchent définitivement d'être tranquille. L'arnaque ou l'art de se compliquer la vie.
     Rien de bien compliqué dans l'intrigue, un peu trop nette pour être vraie, dans un genre où les scénaristes tentent si souvent de paraître originaux en compliquant pour rien des trames de toute façon toujours identiques. C'est cette (fausse) simplicité dans l'affectation des rôle qui prépare en fait le retournement final, qui, je l'avoue, m'a bien surprise et m'a bien plu !
     Surtout qu'il ouvre tout à coup à une autre dimension. Le film, finalement, ne parlait pas d'arnaques. Il parlait de vengence, il parlait de stratégie, il parlait de chasse, de complot, de machination. Et tout à coup le spectateur (enfin, au moins une spectatrice^^) se mettant un instant dans la peau du pigeon ressent - rétrospectivement - une très incofortable et presque jouissive sensation de paranoïa...
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : Ciné DVD
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Mercredi 7 mai 2008
REALISATEUR : Michael Haneke
ACTEURS : Susanne Lothar, Ulrich Mühe...
DUREE : 1h43'



     Dans une maison de vacances au bord d'un lac autrichien, une famille se voit importunée de manière de plus en plus absurde et violentes par deux étranges jeunes hommes vêtus de blanc...

     Michael Haneke n'est pas un réalisateur de film, et Funny Games n'est pas un film. C'est une sorte d'expérience intellectuelle à laquelle est conviée le spectateur, dans la mesure où il a envie d'entrer dans les "funny games" de celui qui la lui propose.
     Car bien sûr ce ne sont pas les deux "anges blanc" qui sont pervers et méchants, pour la bonne et simple raisons qu'ils n'existent pas. Ce sont des acteurs - nous sommes au théâtre - et comme dans la fameuse "distanciation" de B. Brecht, tout est fait pour que, au bon moment, l'illusion cinématographique soit brisée et que la vérité éclate : ce n'est qu'un film.
     C'est donc le film qui est pervers, et non les personnages ou les situations qui y sont décrites, puisque celles-ci ne sont que du théâtre, des acteurs, de l'artifice, des effets. Ce qui est pervers dans le film, c'est d'abord - justement - ce "détournement du droit chemin" de la fiction et des attentes du spectateur. On casse avec délectation (et économie) l'effet de fiction pour déstabiliser un spectateur qui s'attend à quelque chose, confortablement installé dans son fauteuil et ses petites habitudes de consommateur de films violents à suspens.
     L'acteur fait jouer à "tu chauffes tu brûles" et se retourne vers le spectateur pour lui faire un clin d'oeil. Il s'adresse à lui directement. Il rembobine le film pour recommencer lorsque la scène ressemble trop à une invraissemblable scène de film (la femme prend une carabine et vise le méchant en pleine poitrine... trop beau pour être vrai !). Il crée l'effet de suspens à 2€ avec le couteau oublié sur le bateau, pour rien, la scène est vite sabordée et la malheureuse héroïne jetée sans précaution par dessus bord. Exit !
     Deuxième perversion essentielle, celle des explications laborieuses dans lesquels les scénarios du genre s'empêtrent habituellement : traumatismes, problèmes sociaux, possession, virus... ici la scène hilarante dans laquelle l'un tente d'expliquer la méchanceté de l'autre en accumulant les "clichés de films" qui s'annulent tous les uns les autres, pendant que son comparse (son double) joue indifféremment les rires et les larmes. Comme les deux "anges" n'existent pas, il n'y a aucune explication à leurs actes. D'ailleurs ils sont parfaitement interchangeable, puisqu'à la fin, c'est l'autre qui demande les oeufs et qui - donc - jouera le rôle de soumis.
     Troisième perversion, le détournement de la caméra des scènes de violence proprement dites. Comme il n'y a pas de violence au cinéma, puisque tout est truqué, arrangé, cascadé, protégé, maquillé, autant ne pas la montrer. Ou du moins ne pas montrer celle que le spectateur risque d'attendre le plus. Deux frustrations particulièrement efficaces (surtout dans un film interdit aux moins de 16 ans) : on ne verra pas la femme nue ; on ne verra pas l'enfant se faire tuer. C'est l'image emblématique de l'enfant avec la housse de coussin sur la tête.
     Est-ce pour autant un film simplement pervers pour le plaisir ? Une scène, "la" scène, permet de prendre du recul et de comprendre que l'intérêt, le coeur du film, est justement dans ce recul, dans cette distance, dans cette réflexion, dans cet écartement du "droit chemin" qui mène à la complaisance immorale et scandaleuse du spectateur habituel de films violents. Le long plan séquence après la mort du fils, assourdi de moteurs de Formule 1, puis silencieux, enfin et qui - en parfait metteur en scène de théâtre - place définitivement le spectateur face à lui même, ses attentes, ses pulsions, ses contradictions, son hypocrisie, sa mauvaise foi.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes DiViDi communauté : ciné-blogs
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Vendredi 2 mai 2008
REALISATEUR : Nabil Ayouch
ACTRICES : Laura Ramsey, Carmen Lebbos...
DUREE : 1h55'



     Lola croise sur son chemin, au même moment, un élégant égyptien et une cassette vidéo de la célèbre danseuse cairoise Ismahan. C'est assez pour la décider à s'envoler pour l'Egypte et à découvrir l'univers de la danse du ventre...

     
Un nouveau film de danse ou cette fois l'histoire - malheureusement - prend plus de place que la danse. Non pas que l'histoire soit sans intérêt, mais elle semble un peu trop invraissemblable, dans un contexte qui se veut réaliste, pour être pleinement convaincante : en réalité, elle n'est que la belle illustration du titre de la chanson éponyme : "Whatever Lola wants, Lola gets".
     Mais cette morale du "quand on veut, on peut" a d'un certain côté des relents d'américanisme triomphant qui peuvent rapidement d'exaspérer. Sauf si on décide de la prendre du bon côté, et de voir dans cette gentille barbie blondinette un trésor d'enthousiasme, d'effronterie, de culot, de bonnes intentions, de ténacité, d'obstination, d'efforts, de travail, de chances saisies, d'ambition et de rêve... ce qui fait quand même un peu beaucoup pour une fille de NYC toute seule au Caire.
     D'autant qu'il y a des facilités dans le scénario qui n'aident pas à y croire. Comme cet homme - à un balcon - qui tape sur sa radio et qui magiquement fait sortir quelques mesures du Lac des Cygnes de Tchaïkovsky, juste au moment où Lola essayait de conquérir le coeur de la fille d'Ismahan, ce qui lui permet d'esquisser quelques pas pour la plus grande joie de la fillette.
     A ces facilités s'ajoute aussi la constation que malgré leurs efforts, ni la "fameuse" Ismahan, ni la tenace Lola ne sont très convaincantes quand elles dansent. La danse du ventre, c'est avant tout la sensualité poussée à son comble, une limite jamais vraiment franchie entre la poésie et la vulgarité, un appel agaçant aux désirs, un parfum de lascivité qui trouble et qui envoûte. Là, cela devient une sorte de gymnastique abdominale finalement peu troublante.
     Pourtant quelque chose m'a bien plu dans ce film, sûrement son côté fantasmatique de dépaysement, cette idée de repartir à zéro en ayant tout à réapprendre, et surtout à se faire accepter, à se faire comprendre, en montrant qu'on est venue pour tout accepter soi-même et pour tout comprendre. Bien sûr Lola n'est pas partie pour découvrir Le Caire. Elle est partie pour donner un décor à son ventre, à son corps, à elle-même. Et bien sûr, donc, elle reste intégralement américaine, et ça n'est pas un hasard si sa danse emblématique se fait devant une maquette du Chrysler building de son NYC. Au moins le réalisateur ne nous impose pas l'idée - toujours un peu suspecte - de l'immersion béate dans une culture étrangère que par ignorance on trouve toujours meilleure que la nôtre.
     Et puis il y a cette scène minuscule surtout, pourtant dérisoire, et qui - sans que je sache vraiment pourquoi - m'est restée accrochée à la mémoire : ce petit duel entre Lola et une des danseuses du premier cabaret cairois dans lequel elle s'est faite embaucher. Danseuse locale, aux rondeurs sensuelles, qui dans ses trépignements remporte la victoire, et qui, au-delà des indécents billets qu'on lui lance, gagne ainsi - dans la juste défaite qu'elle lui impose - l'amitié d'une rivale.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Vendredi 2 mai 2008

     C'est très bien de faire des critiques de films, mais aujourd'hui je viens de retomber par hasard sur mon premier "court métrage". Aïe aïe aïe... Je me souviens que j'étais très fière de l'idée, mais retrospectivement la réalisation laisse vraiment à désirer. Enfin bon, cette fois, je vous laisse juge de ce chef-d'oeuvre minimaliste, qui date de 2006...



     Allez, vous pouvez vous défouler si ça vous amuse^^ !
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes vidéos communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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