TITRE : THE HOUSE BUNNY
REALISATEUR : Fred Wolf
ACTRICES : Anna Faris, Emma Stone...
DUREE : 1h37'
Chassée du Play Boy Mansion par une pensionnaire fourbe et
jalouse, Shelley - qui rêvait de faire la double page du prochain calendrier - se retrouve marraine du plus ringard et coincé des pavillons universitaires. Elle va remettre les choses
en place...
C'est la première fois de l'année que j'ai envie de revoir un film aussitôt après l'avoir vu. Mais The House Bunny (que j'attendais depuis Smiley Face) est tellement jubilatoire, qu'on a forcément envie - quand on aime - d'en redemander.
D'abord la trame est rigolote, elle nous fait pénétrer dans deux mondes particulièrement contrastés, celui du Manoir de Hugh Hefner (dans son propre rôle) et celui d'un
pavillon de résidence universitaire qui peine à attirer de nouvelles recrues, et on comprend pourquoi.
Petit panel d'étudiantes à la fois malheureuses en cours et dans la rue, qu'elles aient une malencontreuse disgrâce soit physique (la petite, la grande, la corsetée, la
fille enceinte...) soit mentale (la super-timide, la rebelle, la déjantée... cette dernière interprétée par Emma Stone, totalement génialissime dans ses tirades surréalistes).
Au milieu de ce petit monde attachant mais qui en réalité ne plait à personne, débarque la Bunny dans toute son horreur : bête, blondissime, sexy vulgaire et provocante,
irresponsable, naïve, superficielle, qui se transforme en un coatch improbable pour sauver le pavillon Zeta de sa crise de dépopulation.
Evidemment, on s'aperçoit vite que la blonde n'est pas si bête et que du haut de ses platform shoes, elle a du sens pratique, de l'initiative, de la motivation,
de la ténacité, de l'ambition, une bonne humeur, une bonne volonté, un dynamisme désarmant qui en fait une figure à la fois maternelle et sororale (la mère et la petite soeur à la fois) qui donne
envie de passer ses vacances avec elle !
Sur cette trame se succèdent une avalanche de petites péripéties ponctuées de gags souvent hilarants. Parmi mes passages préférés, l'improbable soirée aztèque décorée de
têtes de l'Ile de Pâques avec sa vierge sacrifiée, où encore la méthode mnémotechnique imparable d'Anna Faris pour se souvenir des prénoms... Quant à la métamorphose des disgracieuses
pensionnaires, elle vaut le séjour !
Mais finalement, qu'est-ce qu'on peut retenir de toute cette aimable aventure ? Pour ma part, j'y ai vu l'illustration que les handicaps ne sont pas toujours où on
croit, ou plutôt qu'ils sont terriblement bien répartis entre les personnes.
Bien sûr être cultivée, quelconque physiquement et mal habillée peut être (pour certains) un handicap, comme porter un corset métallique ou ne pas oser parler en société.
Mais à en croire la morale de l'histoire, être un garçon est aussi un sacré handicap, être blonde, avec une belle poitrine, être riche et bien élevée, être belle, être coquette, être ambitieuse
et prétentieuses, tout autant de qualités qui - au fond - ont leurs gros défauts.
Car la seule vraie qualité, celle qui n'est ni égoïste, ni arrogante, ni trompeuse, ni manipulatrice, c'est la convivialité, le sens de l'accueil, du partage, de la bienvenue, ce "bien être ensemble" honnête et franc, cette confiance mutuelle et sans faille qui est - finalement - l'arme réelle du pavillon "Zeta".
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