TITRE : Dreams
for sale
REALISATEUR : Tommy Lee Wallace
ACTEURS : Meg Foster, David Hayward...
Une femme, son mari, leurs deux jumelles et le chien pique-niquent dans
une vaste prairie, sous un beau soleil de printemps. La nature est belle, le mari vient d'être augmenté, il y a dans tout cela quelque chose d'un meilleur des mondes possibles.
Mais bizarrement, après avoir entendu son mari déboucher le champagne, la femme entend une seconde fois le bouchon sauter. Elle s'en étonne. Quand le mari lui parle, son
visage tremble et saute, comme une image de télévision de mauvaise qualité.
A partir de là, la partie de campagne se met à cafouiller complètement. Les gestes du mari ou des jumelles se répètent ou se saccadent, l'image tremble et saute. La
femme se prend la tête entre les mains et pousse un cri... elle se retrouve alors dans une coque blanchâtre, dans un couloir blanchâtre.
La confusion entre la fiction et la réalité, entre le rêve et l'éveil, n'est pas nouvelle !... C'est l'éternel : "rien ne nous prouve que nous ne sommes pas en train de
rêver, et que d'un instant à l'autre, nous n'allons pas nous réveiller dans un tout autre univers, une tout autre dimension". Evidemment, c'est un thème en or pour la "Quatrième dimension" !
Ici il est traité avec une simplicité confondante, dans un minuscule épisode de moins de dix minutes, qui parvient à tout dire et, en quelque sorte, à épuiser un sujet
qui, pour prometteur qu'il puisse paraître, est finalement bien maigre. Ici il est jubilatoire. La femme se retrouve dans le "vrai monde", un couloir de "machines à rêver" parmi lesquelles elle
avait choisi le pique-nique à la campagne. Le problème est que la machine s'est détraquée, et qu'elle redécouvre la réalité sans comprendre où elle est, persuadée que le vrai monde était sur la
prairie ensoleillée, avec son moustachu de mari !
Par chance, la machine se détraquera encore, et l'emprisonnera pour toujours dans un romantisme de pacotille, qui ferait néanmoins un très agréable
paradis...
par Pénélope Lemarchand
publié dans :
The Twilight Zone
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TITRE : Wordplay
REALISATEUR : Wes Craven
ACTEURS : Robert Klein, Annie Potts
Bill Lowery est un vendeur de matériel médical qui doit retenir des centaines de noms d'ustensiles
invraisemblables. Quand son voisin lui apprends que son "encyclopédie" vient de mettre au monde de jeunes chiots, il ne se méfie pas encore. Quand un collègue lui demande un conseil pour choisir
le bon restaurant pour un "dinosaure" romantique, il commence à trouver ça bizarre...
Rentré chez lui, son fils a de la fièvre. Il n'a pas voulu de son "dinosaure"... et ça n'est que le début d'une lente et progressive dégradation de tout le lexique. Les
mots restent des mots, mais ce ne sont plus les bons. Le téléphone sonne et son collègue lui demande de "secouer l'iris", il rentre dans sa voiture et un voyant rouge lui demande d'attacher son
"beau-père".
A la fin, Bill Lowery devra réapprendre tout le vocabulaire. Il ouvre un livre de lecture de son fils. Sous un dessin de chien figure en grosses lettres le mot :
"mercredi". Dorénavant, un chien se dit un "mercredi"...
Ce petit épisode particulièrement efficace nous plonge progressivement dans un trouble neuro-psychiatrique redoutable, en nous mettant dans la peau du personnage, puisque
comme lui, nous sommes persuadés que ce sont les "autres" qui se trompent de mots. Mais quand tous les autres se trompent en même temps, et se comprennent sans difficultés entre eux, il faut bien
finir par se demander si la solution la plus simple et la plus vraisemblable n'est pas que c'est nous qui nous trompons nous-même.
Après avoir cru à une plaisanterie générale, à un coup monté, à un petit complot, Bill Lowery admet l'inadmissible, qu'il a perdu le sens des mots, et qu'il a tout à
réapprendre. La fable nous montre donc l'importance du langage dans notre relation aux autres, et son côté arbitraire aussi. Mais surtout, elle montre le moment précis - et toujours dramatique -
ou l'on passe de la persuasion que tous les autres se trompent, à la conscience qu'en réalité on est le seul à se tromper.
Comme disait Blaise Pascal (je crois) : "le boiteux sait qu'il boite, le fou pense que c'est nous qui sommes fous".
par Pénélope Lemarchand
publié dans :
The Twilight Zone
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TITRE : A little piece and quiet
REALISATEUR : Wes Craven
ACTEURS : Melinda Dillon...
Une mère de famille excédée par le bruit que font ses enfants, ses appareils ménagers, et le voisin qui jardine découvre par hasard un
médaillon magique. Il suffit qu'elle crie "SHUT UP !" pour que le temps s'arrête, que tout se fige dans l'immobilité, sauf elle, bien sûr.
Un peu impressionnée au début par ce pouvoir inattendu, elle en tire rapidement son parti... jusqu'à ce que les événements politiques l'obligent à prendre très au sérieux
son pouvoir.
L'idée de stopper le temps autour de nous, comme si nous avions une télécommande et que le déroulement du monde puisse se mettre sur "pause" n'est pas la plus originale
du monde. Mais comme ici, au moins au début, elle est traitée avec beaucoup de légèreté, on n'a pas l'impression d'être dans du "déjà vu" : la scène dans le supermarché (querelle avec une cliente
sur une boîte de corn flakes dont elle parvient à s'emparer grâce à un "SHUT UP !" bien placé... client athlétique dont elle se permet, puisqu'il est totalement immobile, de lui pincer (très
discrètement quand même) les fesses^^) est vraiment rigolote, et du coup c'est un film comme Cash Back qui prend retrospectivement un coup de "déjà vu"...
Mais tout change quand le climat bascule de la farce fantastique au film catastrophe, puisque la télévision annonce l'imminence d'une guerre nucléaire. Cette fois le
"SHUT UP !" magique est la seule solution pour que Penny préserve la vie de ses proches, de tous les hommes, et la sienne. Elle crie. Le monde se fige et le missile nucléaire reste en suspend
sans le ciel. Elle se promène, hagarde, dans les rues immobilisées de la ville, sachant que si elle libère à nouveau le temps, c'est pour entraîner l'apocalypse.
Etrangement, cette fin laisse imaginer combien un pouvoir extraordinaire, toujour très plaisant au début, finit par isoler, marginaliser, et couper celui qui le possède
du cours normal des choses, c'est à dire de la vraie vie.
par Pénélope Lemarchand
publié dans :
The Twilight Zone
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TITRE : Shatterday
REALISATEUR : Wes Craven
ACTEURS : Bruce Willis...
Le premier épisode de la première saison raconte l'histoire de Peter Jay Novis, qui découvre un soir, alors qu'il téléphone chez lui,
qu'un "double" a pris sa place.
Comme dans le roman le Double de Dostoïevsky, ce "double" de Peter Jay Novis représente tout ce que le "vrai" Peter Jay Novis n'arrive pas à être.
En quelques heures, il parvient à remettre de l'ordre dans la vie professionnelle et sentimentale que le "vrai" Peter Jay Novis avait négligée. Ce dernier
assiste, totalement impuissant, à son remplacement progressif par ce "double" honnête, intègre, et qui - contrairement à lui - fait tout très bien.
Reclus dans une chambre d'hôtel pendant que l'autre prend entièrement possession de sa vie, l'"ancien" Peter Jay Novis comprend peu à peu qu'il a perdu, qu'il doit
renoncer à être lui-même puisqu'il l'était si mal, et laisse, désespéré, sa vie entre les mains du "nouveau" Peter Jay Novis.
Cette histoire de dépossession d'un homme quelconque par un homme parfait a quelque chose d'horrible. Comme si devenir meilleur, c'était assassiner l'homme (ou la femme)
qu'on était avant. Et en se mettant ici du côté de celui qu'on assassine, on en vient à se demander si, avant tout, il ne faut pas chercher à s'assumer soi-même tel qu'on est, et si détruire ses
défauts, ça n'est pas en un certain sens se détruire soi-même... ce qui est une morale tout droit sortie de la Twilight Zone...
par Pénélope Lemarchand
publié dans :
The Twilight Zone
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Bonjour à tous !
Voilà ma soeur m'a enfin expédier mon cadeau d'anniversaire (elle a juste un mois de retard^^). C'est un coffret de DiViDi d'une série des années 80 : "The New Twilight Zone", d'après la série de
Rod Serling "The Twilight Zone", mais avec cette fois des épisodes en couleur. D'après elle, c'est la série la plus géniale du monde LOL !
Dans cette série, chaque épisode et totalement indépendant des autres : en fait c'est une anthologie de courts métrages.
Voici quelques résumés qu'on peut lire à l'arrière des DiViDi. Je choisis les plus étranges :
- En téléphonant chez lui, Peter a la surprise de se parler à lui-même...
- Carole Shelton, photographe professionnelle, réalise qu'elle a pris des clichés du fils qu'elle n'a pas encore eu...
- Un jeune homme découvre une étrange boutique où tout ce qui a été perdu peut être retrouvé...
- Après l'avoir assassiné, Joe se retrouve dans la peau du mari de son amante...
Voilà le programme !... S'il y en a des vraiment bons, je pense que je ferai une petite critique
!
Bisous,
Pénélope.
par Pénélope Lemarchand
publié dans :
The Twilight Zone
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