SPEED RACER

Publié le par Pénélope Lemarchand

TITRE : SPEED RACER
REALISATEURS : Andy & Larry Wachowsky
ACTEURS : Emile Hirsch, Christina Ricci...
DUREE : 2h07'



     Speed est le petit frère de l'ex-grand pilote Rex Racer et roule sur une voiture sortie de l'atelier de son père. Royalton, une entreprise gigantesque qui utilise et truque les courses automobiles pour son propre profit va essayer d'attirer Speed dans ses filets...

     J'ai vu ce film à sa sortie, et pour des raisons diverses, j'écris cette critique plusieurs mois après. Et là je me rend compte de quelque chose d'effarant : j'ai tout oublié...
     Oublié que le héros était interprété par Emile Hirsch, le personnage principal d'Into the Wild ; oublié qu'à ses côtés il y avait Christina Ricci, l'héroïne de Penelope...
     Oublié qu'il y avait un singe dans l'affaire (je lis dans des critiques de spectateurs que ce singe était insupportable...) Quel singe ? Que faisait-il donc ?...
     Oublié comment finit cette histoire, si ce n'est qu'à la fin, je crois, le héros gagne... Mais le mystérieux pilote masqué qui ressemble tellement à son frère ? Impossible de me souvenir si finalement c'est son frère ou pas... Impossible de me souvenir comment finit cette fameuse dernière course... Y a-t-il une sorte de retournement de situation final ?... Quelque chose d'inattendu ? Ou la gagne-t-il tout simplement ?
    Alors de deux choses l'une... Soit ma mémoire me joue des tours, soit le film est tellement lisse, plat, transparent et insignifiant que la mémoire n'a rien, ni pendant ni après, à quoi se raccrocher, et il suffit de laisser passer quelques mois pour qu'il ne reste plus - de tout cela - que quelques images décousues et absurdes.
     Car ce dont je me souviens (un peu) c'est au mieux d'une abondance de couleurs, d'effets de vitesse, de loopings et de sons, pour pas grand choses si ce n'est - et cela n'est pas rien - un certain plaisir des yeux. Mais un plaisir vite vain, vite compris, vite épuisé, vite oublié.
     Speed Racer n'est sûrement pas le seul film "oubliable", et si j'avais pris des notes (!) pendant la projection, j'aurais sûrement retrouvé les trois ou quatre choses que j'avais bien aimées et que je cherche en vain à me rappeler. Il montre quand même qu'on peut s'amuser avec des effets, des trucs, des feux d'artifices audio-visuels en tout genre, s'il on n'a rien à raconter, c'est un peu peine perdue...
     Mais finalement, d'épisode en épisode, c'est bien ce qu'il s'est passé avec The Matrix, des mêmes frères. Un premier épisode qui faisait illusion en laissant entendre que la qualité sidérante de certains des effets spéciaux (en fait presque uniquement du "bullet time") n'était que le faire valoir d'une histoire géniale. Mais non. Il n'y avait pas d'histoire géniale. Et les deux suites, bien laborieuses, ne disaient que ça : "en fait, excusez-nous, nous n'avons rien à dire, mais on va quand même vous en mettre plein les yeux."     Bilan : je ne me rappelle pas davantage comment finit The Matrix, ni quel est le contenu de la pseudo-morale philosophique, que - ici - l'issue de cette interminable course multicolore.

Publié dans Mes Flops

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