LE ROYAUME INTERDIT

Publié le par Pénélope Lemarchand

TITRE : THE FORBIDDEN KINGDOM
REALISATEUR : Rob Minkoff
ACTEURS : Jackie Chan, Jet li...
DUREE : 1h53'


     Alors qu'il est en train de de faire frapper en pleine rue, un jeune amateur de films de Kung-Fu se retrouve propulsé à l'époque où le Roi Singe avait été pétrifié par des gens méchants. Grâce au "bo" (un bâton) que lui a passé son marchand de DVD, et avec l'aide d'un ivrogne et d'une jolie guerrière qui parle à la troisième personne du singulier, il va tenter de sauver le Roi Singe...

     J'aime beaucoup les contes et les histoires mythologiques, j'aime bien le cinéma asiatique pour son côté esthétique et chorégraphique, donc j'aurais du aimer ce Royaume interdit. Malheureusement, j'ai trouvé ça insupportable.
     D'abord l'histoire est d'une effroyable banalité. Une quête de conte étirée inutilement, sans rien pour accrocher vraiment le spectateur, sans véritable péripétie, sans rien qui récompense d'avoir attendu jusqu'à la fin pour voir se produire ce qu'on devine depuis le début.
     Dans cette indigence, il ne reste alors que des acteurs caricaturaux au possible, un insupportable Jackie Chan alcolo qui minaude sans arrêt, et un Jet Li particulièrement insignifiant. Leur combat est une vaste fumisterie, puisqu'il est totalement sans enjeux, étant donné que ce sont deux futurs amis : passé quelques galipettes invraisemblables, tout tombe à l'eau et on se demande bien pourquoi ils se sont autant tabassés.
     Même les deux filles, tellement télégraphiées et déjà vues, ne parviennent à mettre aucun piment dans cette fadaise. La douce luthiste kitschissime et la méchante tout droit sortie des X-men sont tellement tout blanc / tout noir qu'elles ôtent tout suspens, tout mystère, toute jubilation à l'intrigue.
     Mais surtout, il arrive un moment - très rapidement - où l'on sature des combats Kung-Fu. Toutes ces galipettes dans tous les sens avec les cris et les chutes acrobatiques, ça finit par souler et devenir totalement ridicule. Pour ne pas parler des "poses animales" qui - si elles étaient savoureuses dans Kung-Fu Panda, ici sont vite grotesques.
     A cela s'ajoute cette philosophie cucul faite de bon sens et de jolie formules et qui - à trop bon compte - passe pour de la sagesse orientale, des décors synthétiques, des paysages de catalogue touristiques, et un "tout est bien qui finit bien" qui nous rappelle au bout du compte où on était : au guignol.

Publié dans Mes Flops

Commenter cet article