SEXY DANCE 2

Publié le par Pénélope Lemarchand

TITRE : STEP UP 2 THE STREETS
REALISATEUR : Jon Chu
ACTEURS : Briana Evigan, Robert Hoffman...
DUREE : 1h42'



     Pour éviter de partir au Texas, Andie se fait auditionner à la Maryland School of the Arts. Là-bas, elle se détache peu à peu du groupe de danse de rue duquel elle faisait partie : les 410. Elle organise non sans mal son propre groupe et va devoir affronter ses anciens amis...

     La première séquence est géniale, mettant en scène une chorégraphie-racaille dans le métro de Baltimore, auto-filmée pour servir ensuite d'auto-promo sur internet. C'est de la danse de rue dans toute sa splendeur, à la fois insolente et maîtrisée, acrobatique, avec un petit côté délirant et poétique et surtout le principe d'utiliser au maximum les accessoires urbains : ici tout ce qu'on peut trouver dans une rame de métro.
     L'histoire qui suit n'est pas déplaisante à suivre même si elle n'est pas d'une très grande originalité. Les personnages malgré tout sont sympatiques et l'ensemble, pour être simple, n'en est pas moins varié, multicolore et dynamique, sautant et pirouettant de chorégraphies en chorégraphie comme dans une anthologie : groupes, solos, duels à deux, avec même de petites incursions dans les danses plus "classiques" pour souffler un peu entre deux galipettes.
     Comme dans un feu d'artifice, le spectacle doit forcément finir sur un bouquet. Là il s'agit d'un bouquet particulièrement explosif et... mouillé puisque le groupe d'Andie décide de jouer la street à fond en allant danser sous la pluie torrentielle. L'effet "dancing in the rain" est esthétique à souhait, et la fin est une belle apothéose.
     Deux choses me plaisent particulièrement dans les films de danse. D'abord c'est que la danse ne triche pas. Pas de trucages, par d'images de synthèse, pas de "jeu", la danse y est de la danse. Bien sûr le découpage et le montage peuvent aider un peu les danseurs, mais entre les fausses cabrioles d'un James Bond de pacotille et les chorégrpaphies d'un petit film comme celui là, il y a la même différence qu'entre une grosse photo retouchée de la Joconde et la Joconde.
     La deuxième chose, et c'est la principale, c'est qu'il y a une "contagion" de la danse sur le public. Une sorte de sympathie qui agace les muscles de ceux et celles qui regarde, et qui donne une irrepressible envie de danser. Et là, il faut dire que le spectacle était presque autant dans la salle que sur l'écran. Non pas que tous les spectateurs se soient mis à danser, malheureusement, mais dans la mesure où il y avait une "réponse" permanente de la salle.
     J'y étais samedi soir, la petite salle 1 de l'UGC Orient-Express était pleine à craquer, le publique était multicolore, super motivé, et le film était vécu, commenté, rythmé, applaudi tout du long. Moi qui aime être tranquille toute seule dans une grande salle, j'étais serrée entre une petite asiatique et une immense africaine, au deuxième rang, et j'ai adoré...
     D'ailleurs j'allais oublier de faire une mention spéciale concernant la danseuse asiatique aux problèmes orthophoniques (Mari Koda, "Jenny Kido" dans le film), qui est immédiatement devenue la mascotte de toute la salle, son anglais redoutable étant salué à chacune de ses interventions par une ovation générale (y compris de la part de ma voisine de gauche^^).

Publié dans Mes Tops

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Thib 02/05/2008 14:30

Salut Pénélope,

Comme toi, j'aime bien la danse et des films comme "Sexy Dance" sont un régal car on a toujours droit à des chorégraphies qui dépassent l'imagination.
Je n'ai pas vu le film mais au vu du petit extrait, ça m'a l'air sympa mais à part l'histoire qui il est vrai passe au second plan.

Jte conseille un doc sur les danses urbaines : "Rize". Tu l'as peut-être déja vue.

Thib.