REALISATEUR : Doug Limna
David Rice découvre un peu tard qu'il est doué d'un don de téléportation : c'est un "jumper". Il découvrira en suite un peu tard que les
jumper ont des ennemis : les "paladins". Et puis aussi qu'entre deux jump il est amoureux...
C'est rigolo, de temps en temps, de voir un film terriblement mauvais, qui prend vraiment et sans aucune honte les spectateurs (et les spectatrices) pour des
imbéciles.
Ici ça marche assez bien : il suffit de quelques minutes pour comprendre qu'on nous prend pour des imbéciles, et que ça sera comme ça jusqu'à la fin.
Incapable de lancer son histoire correctement, après un inutile flash forward, le réalisateur nous fait le coup de la "voix off" qui se présente à nous, nous explique les
choses que les images n'auraient pas du tout suffi à nous faire comprendre.
Le héros est évidemment un gamin un peu timide et ridicule. Mais attention : il a un pouvoir magique de téléportation. ça fait du bruit, ça abîme un peu le plancher,
mais ça lui permet de hop ! se retrouver mieux qu'Obélix sur la tête du sphinx, où face à une vague de 9m, sa planche de surf aux pieds.
A-t-il envie de passer la nuit avec une élégante londonienne, pas de problème : il se téléporte à Londres, et hop ! passe la nuit avec l'élégante londonienne (grâce à un
pouvoir de séduction dont on ne nous avait pas parlé).
A-t-il envie de jeter un coup d'oeil sur le coffre-fort d'une banque pour pouvoir s'y jumper après et se servir, que hop ! il demande les toilettes à un vigile, qui le
fait passer juste devant le coffre-fort de la banque, dont la porte est justement entrouverte à ce moment (grâce à un pouvoir de sacré-coup-de-pot dont on ne nous avait pas non plus parlé).
A-t-il envie de nous donner une scène anthologique, que hop ! il retrouve huit ans après sa copinette de lycée et qu'il la gratifie d'un dialogue totalement surrealiste
dans une scène dont l'invraisemblance et la niaiserie semblent totalement imbattables (grâce à un pouvoir de
je-joue-vraiment-comme-un-pied-mais-c'est-pas-grave-car-j'étais-Darth-Vader-dans-Star-Wars dont on ne nous avait toujours pas parlé).
Je passe sur Samuel L. Jackson et sa perruque blanche, les scènes dont on oublie totalement l'utilité (pourquoi roulent-ils comme des malades à Tokyo ?... un bisou à
celui qui me le rappelle !), les personnages inutiles (comme la maman-du-héros), l'amourette niaise... Et le fait que le "héros", finalement, ne soit, malgré ou à cause de son
don, qu'un petit voleur égoïste...
Seul moment que j'ai aimé, l'apparition totalement inattendue de Kristen Stewart, à la fin, qui m'a rappelé la scène que j'avais préférée dans Into The
Wild...
Sebiwan
(site web)
le: 27/02/2008 08:16:18
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