IL ETAIT UNE FOIS

Publié le par Pénélope Lemarchand

enchanted.jpgTITRE : ENCHANTED
REALISATEUR : Kevin Lima
ACTEURS : Amy Adams, Patrick Dempsey...
DUREE : 1h48'



     Giselle, une princesse de dessin-animé Walt Disney, se retrouve envoyée en plein New York City par le maléfice de sa future belle-mère. Hébergée par un avocat spécialisé dans les cas de divorce, elle est rattrapée par son prince charmant, puis par la méchante future belle-mère elle-même...

     Quelle est la place des dessins-animés "Walt Disney" dans le monde d'aujourd'hui ? C'est un peu, j'ai l'impression, à cette question qu'essaye de répondre Enchanted. Car Giselle est dans les rues de New York City comme un dessin-animé Walt Disney dans une cinéma de la 42ème rue : totalement déconnecté de la réalité du monde.
     Le "dessin animé Walt Disney", au cas où le spectateur l'aurait oublié, c'est ce qui nous est représenté dans les dix premières minutes du film, avec tous les ingrédients nécessaires : la belle jeune fille entourée des petits animaux comparses, le beau prince vaillant terrassant les méchants monstres, la méchante belle-mère jalouse de la beauté de sa future belle-fille, la petite cabane, le grand palais, etc.
     Tout ça représente un monde invraisemblable, presque indécent quand la réalité est faite de misère, de divorces, de mensonges, d'hypocrisie. C'est le décalage entre l'univers colorié du début et les vraies couleurs de la ville qui se manifeste sitôt que Giselle se retrouve dans notre monde. Et c'est là que la question se pose : à quoi peut servir Giselle ?
     Et finalement, on se rend compte qu'elle peut servir à plusieurs choses. A faire chanter et danser les gens, par exemple, comme dans la longue séquence de Central Park, et c'est vrai que le côté musical des dessins-animés peut (au moins) donner envie de chantonner en sortant de la salle...
     Elle peut rappeler aussi que la naïveté est parfois infiniment plus clairvoyante que le cynisme parce qu'elle voit le monde sans chercher plus loin que ce qu'elle voit, et que bien souvent, la surface des choses en dit plus que les profondeurs supposées.
     Elle rappelle aussi que ce vieux rêve d'un amour pur, partagé, sans soucis, sans ce théâtre des attentes cachées et des déceptions bruyantes, même s'il est trop beau pour être vraiment possible, n'en reste pas moins un vieux rêve duquel on ne gagne peut-être rien à se moquer.

     Elle rappelle enfin que la réalité sans rêve est une démission et que l'homme qui renonce à ses rêves c'est un homme qui a renoncé à lui-même. Et surtout qu'à force de refuser les rêves, à force de dénigrer les "dessins-animés Walt Disney", on finit par accepter la réalité telle qu'elle est, et  - au lieu de chercher peu à peu à améliorer les choses - par s'y complaire, et par imaginer que l'homme est condamné à la grisaille, à l'ennui et au désespoir.

Publié dans Mes Tops

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Yaneck 16/02/2008 10:43

Je partage entièrement ton avis sur la question Pénélope.
C'est vraiment un chouette film, dont on ressort en chantonnant, et des rêves pleins les yeux.

Don't worry, be happy....

early 23/01/2008 07:09

Je n'ai pas du tout accroché à ce film.
J'ai eu du mal à rester jusqu'à la fin.
Je n'aime pas les comédies musicales donc ceci explique peut être cela...

:0051:Sebiwan 22/01/2008 12:12

Je crois qu'il y a un soucis lors de ta publication !!!
J'ai vu ce film il y a quelques semaines et j'ai bien rigolé