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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Samedi 12 janvier 2008

18453521-w434-h-q80.jpgREALISATEUR : Werner Herzog
ACTEURS : Timothy Treadwell, Werner Herzog...
DUREE : 1h43'



  Timothy Treadwell, un marginal assez instable, se rend chaque été en Alaska pour vivre à proximité des grizzlys. Il se filme et filme les ours, accompagnant chaque séquences d'interminables monologues. La treizième été, il se fait dévorer avec sa compagne.

     Ce film raconte la vie d'un homme atypique, qui trouve sa raison d'être en bravant chaque été la mort auprès d'animaux énormes, sauvages et totalement indifférents à sa présence. Ne parvenant pour ainsi dire à établir aucun réel contact avec eux, il passe son temps à prendre des risques inutiles et à parler de lui-même.
     Comme le note Werner Herzog dans le commentaire, jamais on ne remarque dans le regard des ours la moindre complicité, la moindre affection, la moindre forme de relation ou de reconnaissance avec Timothy Treadwell, qui, pendant treize ans pourtant, a partagé leurs étés. Jamais non plus Timothy Treadwell ne semble faire quoi que ce soit d'utile en ce qui les concerne. Il est là, comme la mouche du coche, s'improvisant défenseur de la nature et ambassadeur des grizzly, et ne fait que gesticuler et monologuer.
     Le personnage pourrait être définitivement antipathique s'il n'était au fond profondément pathétique. L'inutilité totale de son entreprise masquée par le risque et l'originalité, il passe son temps en représentation, à se fabriquer un personnage théâtral, à la fois vain et excessif, jubilant et souffrant, et surtout essentiellement perdu.
     Quant au film lui-même - sans concession, implaccable même pour condamner l'ambiguité des motivations de Timothy Treadwell comme sa responsabilité dans le drame final qui lui a coûté la vie et celle de sa compagne - il n'en est pas moins profondément émouvant, dans la manière qu'il a de suivre, d'épouser, de compatir presque à une inévitable déroute, un fiasco minable et grandiose à la fois.
     Aussi, à la fin, quand tout semble n'avoir été que mystification, caricature, canulard, supercherie amère et cynique, il reste le souvenir de cette nature d'une beauté et d'une grandeur inhumaine, et cette musique au contraire d'une grande humanité, superbe, une des plus belles qui soit, seul regard juste et humain qui se pose sur ces images et cette histoire désespérante.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes DiViDi communauté : Cinéma
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Vendredi 11 janvier 2008

XXY

18856929-w434-h-q80.jpgREALISATEUR : Lucia Puenzo
ACTEUR : Ines Efron, Martin Miroyansky...
DUREE : 1h31'



     Alex est une fille de 15 ans qui vit en Uruguay dans une maison perdue près de dunes sauvages, avec ses parents. Sa mère a fait venir un chirurgien qu'elle connaît. Il arrive avec sa femme et son fils, Alvaro qui a 16 ans. Alex a un comportement étrange, elle le provoque, et finit par le forcer à faire l'amour avec elle. Il s'aperçoit alors qu'elle a un sexe d'homme.

    J'ai adoré ce film qui traite des bizarreries cruelles de la nature, ici le cas d'un(e) hermaphrodite qui ne sait pas si elle est véritablement une fille, un garçon, ni l'un ni l'autre ou les deux à la fois. D'un côté ses parents la considèrent comme une fille et lui font prendre des médicaments pour l'empêcher de se masculiniser ; d'un autre son corps semble vouloir abandonner peu à peu la féminité. Elle sent qu'elle va devoir choisir, pour obtenir une certaine normalité sociale, mais en même temps son vrai désir serait d'être reconnue telle qu'elle est.
     Evidemment le problème du normal / anormal se pose, et surtout - ce qui est beaucoup plus intéressant je trouve - le problème du naturel / contre-nature. Parce que là, le noeud du problème, c'est que c'est la nature qu'il l'a faite "monstrueuse". Donc elle est naturellement contre-nature, ce qui est paradoxal, mais je pense que tout le film repose sur ce paradoxe. Et puis sur les conséquences sur l'image qu'elle a d'elle-même, un corps qu'on doit cacher parce qu'il est différent, bizarre, anormal ; mais aussi qu'on cherche à voir par curiosité, et qu'elle elle veut aussi montrer parce que c'est son corps à elle et qu'il la définit. D'où je pense l'écho entre la scène où elle se fait agresser sur la plage par trois garçons qui veulent "voir comme elle est faite", et qu'elle vit comme un viol, et la scène finale où elle exhibe d'elle-même son sexe pour forcer Alvaro à le regarder.
    L'autre point que j'ai aimé dans ce film, c'est la proximité qu'il y a, justement, entre le "monstre" et l'"être parfait". C'est un peu la différence entre l'hermaphrodite (le monstre médical) et l'androgyne (l'idéal fantasmatique). Comme quoi le rêve d'être à la fois l'homme et la femme peut devenir dans la réalité, comme je le disais au début, le cauchemar de n'être ni l'un ni l'autre.
    Sans doute à cause de cette ambiguïté physique, Alex a un caractère étrange, ambigu, qui la rend fascinante, inquiétante et attachante. Ce qu'on sent, c'est qu'elle veut être aimée pour elle-même, non pas malgré sa difformité, non pas à cause de sa difformité, mais avec sa difformité. Quelque chose qui lui ferait quitter l'alternative tragique entre les monstres qu'on cache et les monstres qu'on exhibe, pour en faire une personne, avec toutes ses qualités humaine, et une particularité qui ne l'empêche pas, comme tout le monde, de connaître la douleur et de rechercher le bonheur.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : Cinéma
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Jeudi 10 janvier 2008

iamlegend.jpgREALISATEUR : Francis Lawrence
ACTEURS : Will Smith
 
DUREE : 1h40' 
ENTREES : 2 963 057 (7 semaines)



    
Un traitement qui devait sauver l'humanité du cancer a mal tourné, tué presque toute la population et transformé le reste des êtres humains en bêtes enragées. Robert Neville, un colonel scientifique, est immunisé, il reste tout seule sur l'île de Manhattan à chercher un remède. Enfin il n'est pas tout seul parce que la nuit, les humains enragés sortent de leurs cachettes !

    Alors là, pour mon premier film de l'année, j'avoue que j'ai bien aimé. Et je me suis dit qu'en fait, au cinéma, on s'en fout pas mal qu'un film ne soit pas fidèle (du tout) à un livre, parce qu'en fait, le film, c'est une oeuvre à soi seul, et une fois qu'elle a pris un roman comme prétexte, après tout c'est normal qu'elle le trahisse. En tout cas pour moi on ne juge pas un film par sa fidélité au roman dont il s'inspire, on juge un film pour ce qu'il montre.
     Pareil pour les effets spéciaux, parce là il y a du meilleur (New York repris par la nature) et du pire (les méchants bonshommes enragés), mais on s'en fout. On n'a quand même pas besoin de ça pour y croire, du moment qu'on a compris qu'ils étaient enragés, c'est bon, pas besoin qu'ils soient hyper-réalistes, non plus. Donc ça ne m'a pas énervé qu'ils soient ratés.
     Quant au jeu des acteurs, ou plutôt de l'acteur (et de son chien) : pareil. Parfois il est marrant, parfois il n'est pas terrible, mais là non plus, ça n'est pas si grave un mauvais acteur. On compense.
     Parce que ce qui compte dans un film, à mon humble avis, c'est surtout les fantasmes qu'ils exploite, auxquels il donne vie, et là les deux ou trois fantasmes m'ont bien plu. Le premier c'est être tout seul au monde. Tout le monde a rêvé de ça dans sa vie, que les "gens" aient disparus, qu'on puisse se ballader dans une ville vide, entrer dans les boutiques, se servir, être chez soi partout, visiter tous les appartements qu'on veut, etc. C'est jubilant moi je trouve. Le deuxième c'est le fantasme de se dire : je suis seul au monde au milieu de gens bêtes, moches et méchants. ça c'est plutôt angoissant. Mais c'est aussi un cauchemar classique. Le troisième c'est le rêve d'une petite communauté où au contraire, tous les gens sont gentils, préservée, protégée, un petit paradis terrestre. Et dans le film, la succession des trois, qui apparaissent progressivement, j'ai trouvé ça réussi.
     En gros ça dit un peu : ce serait chouette d'être seul au monde ; or on n'est pas seul au monde, on est le plus souvent au milieu de plein de gens moches, bêtes et méchant ; donc l'idéal ce serait d'être au milieu d'un petit groupe de gens gentils. Je suis sûre que là-dedans, au-delà du roman, des effets spéciaux et du jeu des acteurs, il y a un gros fantasme primordial !!!
par pénélope publié dans : Mes Tops communauté : Ciné DVD
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Jeudi 10 janvier 2008
     Voilà, ma résolution pour 2008 est prise : aller voir un max de films avec ma carte UGC Illimitée et faire un blog pour vous donner mes petites impressions d'apprentie cinéphile ! Qui ça, "vous" ?... Ben tout ceux qui veulent bien faire un petit tour par ici et déposer un commentaire, ça fait toujours plaisir !...
Bon voilà pour les présentations ! Le reste c'est dans mon profil, les curieux vous avez qu'à y aller !...
Bisous,
Pénélope.


PS : Vous pouvez mettre ici vos remarques et commentaires concernant le site dans son ensemble ! N'hésitez pas, c'est fait pour ça...
par pénélope publié dans : Mes Petits Mots communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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