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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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BONJOUR A TOUS ET A TOUTES !..

     Bienvenue sur mon petit blog !

     Vous y trouverez des articles sur les films que je suis allée voir, mes topset mes flops !... Si vous n'êtes pas d'accord, c'est le moment d'y laisser un petit commentaire pour alimenter la discussion !

     Pour chercher un film, le plus simple est d'utiliser la page d'
affiches que j'ai faite, ou l'index des titres.

     Si vous avez des commentaires généraux sur le contenu ou la mise en page, ou si vous voulez seulement venir me dire bonjour, vous pouvez utiliser la commande
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     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Jeudi 23 octobre 2008

TITRE : TOKYO !
TITRES SECONDAIRES :
Interior Design ; Merde ; Shaking Tokyo
REALISATEURS : Michel Gondry, Leos Carax, Bong Joon-Ho
ACTEURS : Ayako Fujitani, Denis Lavant...
DUREE : 1h45'


     Une jeune japonaise s'installe en couple à Tokyo chez une amie, en attendant de trouver un emploi et un logement... Un homme repoussant erre dans les rues de la ville et terrorise la population tokyote... Un reclus maniaco-dépressif découvre tout à coup que le monde extérieur existe...

     Je ne suis jamais allée à Tokyo, et je n'ai - bizarrement - aucune "image" de cette ville. Pas de Tour Eiffel, par d'Empire State Building, pas de porte de Brandebourg, de Place Rouge ou de Cité Interdite. Juste une impression de ville hermétique, surpopulée, laide mais fascinante, peuplées d'hommes en costume cravate et de fille en jaune citron, vert pomme et rose bonbon.
     L'intérêt de ces trois court-métrages est de nous plonger non pas dans la ville mais dans le quotidien des tokyotes, ou mieux, de nous donner quelques facettes de leurs personnalités. Les jeunes qui découvrent l'anonymal de la mégapole, les marginaux qui se font immédiatement détruire, les solitaires pour lesquels Tokyo est une ville de 30m².
     L'ensemble des trois films est très intéressant, présentant trois facettes du mal vivre et de l'inadaptation dans une ville salle et chère, intransigeante et inhumaine. Et malgré cela assez fascinante, dans la mesure où le spectateur en est lui-même exclu, partageant le sors de trois personnages que la ville refuse, et, comme toujours, ce qui exclut fascine.
     Des trois, celui de Leos Carax (même s'il a sa place dans l'ensemble) est celui qui m'a le moins plu, non pas par le thème (la xénophobie légendaire de la ville, son aspiration à la pureté) que par la manière dont il est traité, en particulier l'interminable procès, dont la caricature est trop simple pour être aussi longue, avec cette langue stupide et cet avocat ridicule.Et puis franchement, avec la meilleure volonté, difficile d'adopter la Merde-Attitude...
     Le premier, Interior Design est le plus touristique, même s'il montre un Tokyo tout sauf touristique. Il nous plonge dans la vie quotidienne d'un jeune couple qui tente de s'en sortir dans la grande ville et qui affronte tout : espoirs artistiques, logements miteux, petits boulots, contraventions, promiscuité, jusqu'à ce que la fille se sente tellement inutile en tant qu'être humain, qu'elle gagne son utilité en tant qu'objet. La transformation, extraordinaire, est une angoissante métaphore de la femme-objet-utilitaire, discrète, effacée, efficace, et y trouvant - finalement - son compte.      Mais le plus fascinant des trois reste cette improbable histoire d'amour, rythmée par les tremblements de terre de la ville, qui amène dans l'univers maniaquement parfait d'un jeune "hikikomori" une étrangère, livreuse de pizzas, ambassadrice du monde extérieur, de laquelle, immédiatement, il tombe amoureux. La foule est une machine à fabriquer des solitaire. Les mégapoles aussi. C'est ce que l'homme découvrira lorsqu'enfin il osera sortir et qu'il se sentira prêt à affronter le monde et les autres : il n'est pas seul à être seul...

Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Cinéma
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Mercredi 22 octobre 2008
TITRE : TROPIC THUNDER
REALISATEUR : Ben Stiller
ACTEURS : Ben Stiller, Robert Downey Jr...
DUREE : 1h48



     Incapables de pleurer correctement sur le tournage d'un film de guerre à grand spectacle, les acteurs principaux sont envoyés en pleine forêt vierge pour se viriliser un peu. La "petite guerre" alors va devenir incroyablement réaliste...

    En général, le budget d'un film est proportionnel à sa prétention. Plus le réalisateur sent qu'il a entre les mains beaucoup d'US dollars, il se prend au sérieux et ne rigole plus.
     A l'inverse, quand il s'agit de se moquer, de rire, de délirer, de faire n'importe quoi, on considère habituellement que ça ne nécessite pas de trop grandes dépenses, le principal étant de bien rigoler.
     Ici, c'est tout l'inverse - et c'est le le grand intérêt du film : Tropic thunder est tourné avec les moyens des films dont il se moque, c'est-à-dire avec un bon gros budget. Malgré cela, le réalisateur qui n'en est pas un - Ben Stiller - ne joue pas au réalisateur important, il s'amuse, il se croit tout permis.
     Ce qui permet d'avoir une satire délirante des films d'action, des films militaires, même des plus respectables, en particulier une dramatisation hilarante (deux fois !) de la scène la plus belle du Platoon d'Oliver Stone, celle de l'affiche, celle de la mort. Se moquer d'une telle scène - a priori intouchable - montre la liberté du ton du film.
     On a en conséquence un avalanche de gags tous plus nuls les uns que les autres, mais servis par des acteurs et une réalisation qui s'en donnent tellement à coeur joie, que le spectacle est d'un bout à l'autre jubilatoire. Et puis il y a quand même quelques bons gags, parmi lesquels figure en première ligne la subite disparition du réalisateur (du film dans le film) mettant le pied sur une vraie mine, à la stuppeur des acteurs qui se retrouvent subitement tout seuls, sans trop savoir si c'est un effet special génial, ou un vrai drame !
     Pour ce qui est des acteurs, Robert Downey Jr est lui aussi totalement dans le délire, tellement à fond dans son rôle de black qu'il est plus black qu'un vrai black. Jack Black - qui lui n'est pas black - apporte une touche de mauvais goût systématique qui alourdit bien l'ensemble. Quant à Ben Stiller, en ahuri hyper-motivé, il porte toute la dynamique burlesque du film.
     Du coup les points faibles - pas si nombreux mais quand même très très faibles : le gamin chef des guerilleros qui joue execrablement mal ; Tom Cruise qui joue encore plus mal que le gamin chef des guerilleros - n'empêchent pas de passer un bon moment, à condition de jouer le jeu, et de ne rien prendre au sérieux.
     De toute façon il est impossible de rien prendre au sérieux. Et les bande-annonces du début, débilissimes mais nous renvoyant à l'époque des Kentucky Fried Movie et autres Amazon Women on the Moon sont tellement grosses et lourdes que tous les grincheux sont forcément déjà sortis de la salle quand le film commence !
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Ciné DVD
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Jeudi 16 octobre 2008
TITRE : ENTRE LES MURS
REALISATEUR : Laurent Cantet
ACTEURS : François Bégaudeau, Nassim Amrabt...
DUREE : 2h08'
 

    Dans un collège parisien, une classe de quatrième dont les élèves sont en majorité "issus de l'immigration". Le cours de français...

     Quasi reportage tellement les situations semblent inspirées de la vie quotidienne d'un collège, avec son lot de banalités et de petites histoires, Entre les murs tente de garder tout du long un parti pris d'observation, de description plus que de narration.
     Le prix à payer est que les pistes narratives, parce qu'elles doivent effrayer un peu le réalisateur, sont toutes sabordée les unes après les autres. On ne sait pas comment fait Cumba pour se réconcilier avec son professeur ; on ne sait pas ce que devient la mère chinoise en cours d'expulsion, on ne sait pas ce que devient l'élève exclu.
     Cet effet (car c'en est un) renforce l'impression de non-romanesque, mais paradoxalement donne une impression un peu artificielle, car dans la vraie vie, la plupart des histoires ont justement un début, un déroulement et une fin. Donc en cherchant à éviter le romanesque, on minimise les enjeux qu'on rencontre dans la vie réelle.
     L'"effet de réel" est renforcé aussi par un parti pris de "juste milieu". Pour ne pas tomber dans les excès du prof modèle ou du prof minable, et surtout des élèves monstrueux au coeur d'or, on sent que les personnages sont fabriqués pour "paraître" équilibrés.
     Le prof a d'innombrables qualités (même si ses cours semblent terribement creux à ce qu'on voit dans le film), mais il s'énerve, harcèle quand même souvent les élèves, les charrie effectivement un peu trop, commet des fautes graves (il reçoit un élève à la fin du cours avec la porte de la classe fermée, il traite au conseil de classe un élève de "limité scolairement", il accuse les déléguées d'avoir une attitide de "pétasses"...)
     Les élèves aussi ne sont ni trop sympathiques (pas mal de scènes ne sont là que pour essayer de mettre un peu d'antipathie) ni trop violents. Leurs insolences sont quand même très soft, on fait tout une histoire d'un tutoiement et d'une chaise renversée. On sent là encore la prudence de ne pas trop en faire, pour faire plus vrai, ou au moins pour ne pas être accusé d'en faire trop. On peut y voir aussi une espèce de pudeur à ne pas montrer ce qu'il peut se passer réellement dans une salle de classe difficile.
     Idem pour la salle des profs, où la dynamique de groupe devrait jouer à plein, mais où les rôles semblent exagérément affadis (si on peut dire). Où est le prof syndicaliste ? Ou est le prof soixante-huitard ? Ou est le boute-en-train ? Ou est le maniaco-depressif qui pourrit l'ambiance systématiquement ? Ou est le prof agrégé qui vogue sur son petit nuage et méprise tout le monde ? On a juste une scène de pseudo-déprime vite oubliée, et un Principal consciencieux qui récite sa leçon.
     Et puis, pour finir de construire cet effet d'équilibre, tout s'achève dans la liesse générale avec un match de foot entre profs et élèves, qui semble dire : "au lieu de vous casser les pieds à faire cours, pourquoi ne pas vous amuser tous ensemble à taper dans un ballon". Car évidemment ce match "amical" de fin d'année se passe - pour les besoins du film - divinement bien.
     D'ailleurs, à force de tout peindre en tons pastels, on a donc un monde où rien n'est blanc et rien n'est noir, sans contraste, alors que justement l'origine de tous les problème semble venir des contrastes. On ne parvient pas non plus très bien à comprendre à quoi sert tout cela, le français, le collège, la discipline... on est dans une espèce de routine imposée qui fait peur à voir, tellement elle semble admise par tous, élèves, profs, administration.
     Entre l'école fade où l'on perd son temps et l'école formatrice qui est un lieu revendiqué d'oppositions et de combats, personne n'ose choisir. En tout cas pas ce prof de français qui parle d'imparfaits du subjonctifs mais qui trouve que Zadig est trop dur à lire.      Pour autant, c'est évident que ce film est important, au moins par les questions qu'il pose sans y répondre, ou même par les questions qu'il refuse de poser.

     PS : ma grande soeur est prof en collège difficile...
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 11 octobre 2008

TITRE : THE HOUSE BUNNY
REALISATEUR : Fred Wolf
ACTRICES : Anna Faris, Emma Stone...
DUREE : 1h37'


     Chassée du Play Boy Mansion par une pensionnaire fourbe et jalouse, Shelley - qui rêvait de faire la double page du prochain calendrier - se retrouve marraine du plus ringard et coincé des pavillons universitaires. Elle va remettre les choses en place...

     C'est la première fois de l'année que j'ai envie de revoir un film aussitôt après l'avoir vu. Mais The House Bunny (que j'attendais depuis Smiley Face) est tellement jubilatoire, qu'on a forcément envie - quand on aime - d'en redemander.
     D'abord la trame est rigolote, elle nous fait pénétrer dans deux mondes particulièrement contrastés, celui du Manoir de Hugh Hefner (dans son propre rôle) et celui d'un pavillon de résidence universitaire qui peine à attirer de nouvelles recrues, et on comprend pourquoi.
     Petit panel d'étudiantes à la fois malheureuses en cours et dans la rue, qu'elles aient une malencontreuse disgrâce soit physique (la petite, la grande, la corsetée, la fille enceinte...) soit mentale (la super-timide, la rebelle, la déjantée... cette dernière interprétée par Emma Stone, totalement génialissime dans ses tirades surréalistes).
     Au milieu de ce petit monde attachant mais qui en réalité ne plait à personne, débarque la Bunny dans toute son horreur : bête, blondissime, sexy vulgaire et provocante, irresponsable, naïve, superficielle, qui se transforme en un coatch improbable pour sauver le pavillon Zeta de sa crise de dépopulation.
     Evidemment, on s'aperçoit vite que la blonde n'est pas si bête et que du haut de ses platform shoes, elle a du sens pratique, de l'initiative, de la motivation, de la ténacité, de l'ambition, une bonne humeur, une bonne volonté, un dynamisme désarmant qui en fait une figure à la fois maternelle et sororale (la mère et la petite soeur à la fois) qui donne envie de passer ses vacances avec elle !
     Sur cette trame se succèdent une avalanche de petites péripéties ponctuées de gags souvent hilarants. Parmi mes passages préférés, l'improbable soirée aztèque décorée de têtes de l'Ile de Pâques avec sa vierge sacrifiée, où encore la méthode mnémotechnique imparable d'Anna Faris pour se souvenir des prénoms... Quant à la métamorphose des disgracieuses pensionnaires, elle vaut le séjour !
     Mais finalement, qu'est-ce qu'on peut retenir de toute cette aimable aventure ? Pour ma part, j'y ai vu l'illustration que les handicaps ne sont pas toujours où on croit, ou plutôt qu'ils sont terriblement bien répartis entre les personnes.
     Bien sûr être cultivée, quelconque physiquement et mal habillée peut être (pour certains) un handicap, comme porter un corset métallique ou ne pas oser parler en société. Mais à en croire la morale de l'histoire, être un garçon est aussi un sacré handicap, être blonde, avec une belle poitrine, être riche et bien élevée, être belle, être coquette, être ambitieuse et prétentieuses, tout autant de qualités qui - au fond - ont leurs gros défauts.

     Car la seule vraie qualité, celle qui n'est ni égoïste, ni arrogante, ni trompeuse, ni manipulatrice, c'est la convivialité, le sens de l'accueil, du partage, de la bienvenue, ce "bien être ensemble" honnête et franc, cette confiance mutuelle et sans faille qui est - finalement - l'arme réelle du pavillon "Zeta".

Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Ciné DVD
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Vendredi 10 octobre 2008

TITRE : VYNIAN
REALISATEUR : Fabrice Du Welz
ACTEURS : Emmanuelle Béart, Rufus Sewell...
DUREE : 1h40'


     En regardant un document tourné par un organisme humanitaire, une femme croit reconnaître son fils, emporté par le ras-de-marée de 2005. Elle décide alors avec son mari, coûte que coûte, d'aller le retrouver...


     L'idée de départ du film n'est pas très originale, mais le cadre dans lequel elle se déroule (le souvenir du ras-de-marée de 2005) est suffisamment grave pour ne pas en faire une histoire anecdotique.
     Pourtant, rien ne rend cette histoire profonde, et rien ne la rend attachante. Tout semble prétexte à "faire des images", et le spectateur est conduit cahotiquement dans un méli-mélo sans queue ni tête, particulièrement déplaisant et irrespéctueux.
     Tout commence d'ailleurs par un générique très prétentieux (des lettres énormes qui agressent le spectateur) et une évocation quasi-abstraite du ras-de-marée, esthétisante, et finalement assez ridicule par son "cut" final.
     Ensuite, la caméra s'attache au personnage assez antipathique d'Emmanuelle Béart en prenant le moindre prétexte pour s'attarder dans des séquences onirico-psychédéliques pesantes et qui, en cherchant à "noyer" le spectateur, ne font que l'exclure.
     La pire étant la scène où l'actrice se jette à l'eau pour tenter de rejoindre le bateau qui a fuit, la caméra plongeant et sortant sans cesse, dans un tohu-bohu énervant, et totalement inutile aussi bien pour l'action (qui est simplissime) que pour la psychologie des personnages (qui est simplissime aussi).
     Mais ce n'est pas tout. Partant sur une base d'enquête, de recherche, annonçant péripéties et difficultés, le film abandonne rapidement ce genre pour bifurquer sans préavis dans le fantastique et même dans le gore. La progression étant mal amenée, ce changement de piste rend le film bancal et les scènes finales risibles.
     C'est d'autant plus dommage que le thème de "limbes", figuré par ce temple des enfants mi-morts mi-survivants aurait pu donner lieu à quelque chose de fascinant s'il n'avait été traité avec autant d'infatuation pour rien. Je pense par exemple à un mouvement démentiel de caméra à l'arrivée dans le temple qui n'est qu'une prouesse, une virtuosité, une esbrouffe, une manière de se faire plaisir qui lasse vite le spectateur.

     L'imagine finale, interminable, de la "mère retrouvée" palpée par les orphelins d'outre-tombe laisse imaginer ce que le film aurait pu être si le réalisateur avait été un peu plus ambitieux, un peu plus respectueux du drame qu'il abordait, un peu plus respectueux de son public, au lieu de se complaire dans un nombrilisme vide et exaspérant.
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Flops - Communauté : Cinéma
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