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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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BONJOUR A TOUS ET A TOUTES !..

     Bienvenue sur mon petit blog !

     Vous y trouverez des articles sur les films que je suis allée voir, mes tops, mes bofs et mes flops !... Si vous n'êtes pas d'accord, c'est le moment d'y laisser un petit commentaire pour alimenter la discussion !

     Pour chercher un film, le plus simple est d'utiliser la page d'
affiches que j'ai faite, ou les divers index de noms ou de genre.

     Si vous avez des commentaires généraux sur le contenu ou la mise en page, ou si vous voulez seulement venir me dire bonjour, vous pouvez utiliser la commande
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     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Mercredi 7 mai 2008
REALISATEUR : Michael Haneke
ACTEURS : Susanne Lothar, Ulrich Mühe...
DUREE : 1h43'



     Dans une maison de vacances au bord d'un lac autrichien, une famille se voit importunée de manière de plus en plus absurde et violentes par deux étranges jeunes hommes vêtus de blanc...

     Michael Haneke n'est pas un réalisateur de film, et Funny Games n'est pas un film. C'est une sorte d'expérience intellectuelle à laquelle est conviée le spectateur, dans la mesure où il a envie d'entrer dans les "funny games" de celui qui la lui propose.
     Car bien sûr ce ne sont pas les deux "anges blanc" qui sont pervers et méchants, pour la bonne et simple raisons qu'ils n'existent pas. Ce sont des acteurs - nous sommes au théâtre - et comme dans la fameuse "distanciation" de B. Brecht, tout est fait pour que, au bon moment, l'illusion cinématographique soit brisée et que la vérité éclate : ce n'est qu'un film.
     C'est donc le film qui est pervers, et non les personnages ou les situations qui y sont décrites, puisque celles-ci ne sont que du théâtre, des acteurs, de l'artifice, des effets. Ce qui est pervers dans le film, c'est d'abord - justement - ce "détournement du droit chemin" de la fiction et des attentes du spectateur. On casse avec délectation (et économie) l'effet de fiction pour déstabiliser un spectateur qui s'attend à quelque chose, confortablement installé dans son fauteuil et ses petites habitudes de consommateur de films violents à suspens.
     L'acteur fait jouer à "tu chauffes tu brûles" et se retourne vers le spectateur pour lui faire un clin d'oeil. Il s'adresse à lui directement. Il rembobine le film pour recommencer lorsque la scène ressemble trop à une invraissemblable scène de film (la femme prend une carabine et vise le méchant en pleine poitrine... trop beau pour être vrai !). Il crée l'effet de suspens à 2€ avec le couteau oublié sur le bateau, pour rien, la scène est vite sabordée et la malheureuse héroïne jetée sans précaution par dessus bord. Exit !
     Deuxième perversion essentielle, celle des explications laborieuses dans lesquels les scénarios du genre s'empêtrent habituellement : traumatismes, problèmes sociaux, possession, virus... ici la scène hilarante dans laquelle l'un tente d'expliquer la méchanceté de l'autre en accumulant les "clichés de films" qui s'annulent tous les uns les autres, pendant que son comparse (son double) joue indifféremment les rires et les larmes. Comme les deux "anges" n'existent pas, il n'y a aucune explication à leurs actes. D'ailleurs ils sont parfaitement interchangeable, puisqu'à la fin, c'est l'autre qui demande les oeufs et qui - donc - jouera le rôle de soumis.
     Troisième perversion, le détournement de la caméra des scènes de violence proprement dites. Comme il n'y a pas de violence au cinéma, puisque tout est truqué, arrangé, cascadé, protégé, maquillé, autant ne pas la montrer. Ou du moins ne pas montrer celle que le spectateur risque d'attendre le plus. Deux frustrations particulièrement efficaces (surtout dans un film interdit aux moins de 16 ans) : on ne verra pas la femme nue ; on ne verra pas l'enfant se faire tuer. C'est l'image emblématique de l'enfant avec la housse de coussin sur la tête.
     Est-ce pour autant un film simplement pervers pour le plaisir ? Une scène, "la" scène, permet de prendre du recul et de comprendre que l'intérêt, le coeur du film, est justement dans ce recul, dans cette distance, dans cette réflexion, dans cet écartement du "droit chemin" qui mène à la complaisance immorale et scandaleuse du spectateur habituel de films violents. Le long plan séquence après la mort du fils, assourdi de moteurs de Formule 1, puis silencieux, enfin et qui - en parfait metteur en scène de théâtre - place définitivement le spectateur face à lui même, ses attentes, ses pulsions, ses contradictions, son hypocrisie, sa mauvaise foi.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes DiViDi communauté : ciné-blogs
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Vendredi 2 mai 2008
REALISATEUR : Nabil Ayouch
ACTRICES : Laura Ramsey, Carmen Lebbos...
DUREE : 1h55'



     Lola croise sur son chemin, au même moment, un élégant égyptien et une cassette vidéo de la célèbre danseuse cairoise Ismahan. C'est assez pour la décider à s'envoler pour l'Egypte et à découvrir l'univers de la danse du ventre...

     
Un nouveau film de danse ou cette fois l'histoire - malheureusement - prend plus de place que la danse. Non pas que l'histoire soit sans intérêt, mais elle semble un peu trop invraissemblable, dans un contexte qui se veut réaliste, pour être pleinement convaincante : en réalité, elle n'est que la belle illustration du titre de la chanson éponyme : "Whatever Lola wants, Lola gets".
     Mais cette morale du "quand on veut, on peut" a d'un certain côté des relents d'américanisme triomphant qui peuvent rapidement d'exaspérer. Sauf si on décide de la prendre du bon côté, et de voir dans cette gentille barbie blondinette un trésor d'enthousiasme, d'effronterie, de culot, de bonnes intentions, de ténacité, d'obstination, d'efforts, de travail, de chances saisies, d'ambition et de rêve... ce qui fait quand même un peu beaucoup pour une fille de NYC toute seule au Caire.
     D'autant qu'il y a des facilités dans le scénario qui n'aident pas à y croire. Comme cet homme - à un balcon - qui tape sur sa radio et qui magiquement fait sortir quelques mesures du Lac des Cygnes de Tchaïkovsky, juste au moment où Lola essayait de conquérir le coeur de la fille d'Ismahan, ce qui lui permet d'esquisser quelques pas pour la plus grande joie de la fillette.
     A ces facilités s'ajoute aussi la constation que malgré leurs efforts, ni la "fameuse" Ismahan, ni la tenace Lola ne sont très convaincantes quand elles dansent. La danse du ventre, c'est avant tout la sensualité poussée à son comble, une limite jamais vraiment franchie entre la poésie et la vulgarité, un appel agaçant aux désirs, un parfum de lascivité qui trouble et qui envoûte. Là, cela devient une sorte de gymnastique abdominale finalement peu troublante.
     Pourtant quelque chose m'a bien plu dans ce film, sûrement son côté fantasmatique de dépaysement, cette idée de repartir à zéro en ayant tout à réapprendre, et surtout à se faire accepter, à se faire comprendre, en montrant qu'on est venue pour tout accepter soi-même et pour tout comprendre. Bien sûr Lola n'est pas partie pour découvrir Le Caire. Elle est partie pour donner un décor à son ventre, à son corps, à elle-même. Et bien sûr, donc, elle reste intégralement américaine, et ça n'est pas un hasard si sa danse emblématique se fait devant une maquette du Chrysler building de son NYC. Au moins le réalisateur ne nous impose pas l'idée - toujours un peu suspecte - de l'immersion béate dans une culture étrangère que par ignorance on trouve toujours meilleure que la nôtre.
     Et puis il y a cette scène minuscule surtout, pourtant dérisoire, et qui - sans que je sache vraiment pourquoi - m'est restée accrochée à la mémoire : ce petit duel entre Lola et une des danseuses du premier cabaret cairois dans lequel elle s'est faite embaucher. Danseuse locale, aux rondeurs sensuelles, qui dans ses trépignements remporte la victoire, et qui, au-delà des indécents billets qu'on lui lance, gagne ainsi - dans la juste défaite qu'elle lui impose - l'amitié d'une rivale.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Vendredi 2 mai 2008

     C'est très bien de faire des critiques de films, mais aujourd'hui je viens de retomber par hasard sur mon premier "court métrage". Aïe aïe aïe... Je me souviens que j'étais très fière de l'idée, mais retrospectivement la réalisation laisse vraiment à désirer. Enfin bon, cette fois, je vous laisse juge de ce chef-d'oeuvre minimaliste, qui date de 2006...



     Allez, vous pouvez vous défouler si ça vous amuse^^ !
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes vidéos communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Jeudi 1 mai 2008
REALISATEUR : Philippe Harel
ACTEURS : Karin Viard, Benoît Poelvoorde...
DUREE : 1h45'



     Dix ans après la Corse, les randonneurs du GR20 décident de passer des vacances près de Saint-Tropez. Ils vont y retrouver leur ancien guide, Eric, qui va les introduire dans les lieux chics et les soirées tocs...

     On prend les mêmes, et on ne recommence pas... ou du moins on recommence un peu, mais si peu qu'il ne reste des premiers randonneurs qu'une copie un peu pâle, un peu lourde, un peu vieillie.
     Ce que j'avais bien aimé dans le premier opus, c'était l'avalanche de petits gags, qui venaient d'une observation sans concession des fausses vacances sportives, des faux groupes d'amis, de cette manière vouée à l'échec qu'on a de s'inventer des envies, des rêves, qui, sitôt qu'ils sont confrontés à la réalité, deviennent des cauchemars.
     Mais la mémoire est sélective, et des mauvais moments, on ne conserve souvent que les bons souvenirs, et l'envie vous prend de recommencer, jusqu'à ce qu'une nouvelle fois la réalité vous frappe en plein visage, comme le narrateur de La Mort à Venise de Thomas Mann, qui réalise - mais trop tard - qu'il déteste Venise, au moment même où il y revient.
     Ici c'est un peu ce qui se passe. Le souvenir idéalisé des vacances passées donne au quatres ex-randonneurs l'envie de remettre ça. Et vite fait les défauts des uns des des autres resurgissent : le sérieux grognon, le joyeux irresponsable, l'enthousiaste déçue, la passive discrète... et l'amitié redevient ce qu'elle est en réalité : un fantasme qui ne se réalise jamais, et qui baigne toujours dans l'hypocrisie, les compromissions, les faux-semblants, les petites jalousies et les les grandes exaspérations.
     Le problème c'est que ce constat un peu terne n'est égayé ici par aucun gag. Dans le premier film, la randonnée amicale était une valeur en apparence positive, que le scénariste s'amusait à ramener à sa réalité. Mais ici, Saint-Tropez est déjà pour tout le monde une valeur désespérément négative, qui ne gagne rien à être une fois de plus caricaturée. Que la jet set soit un mouroir de riches (et moins riches) déchets sociaux, tout le monde le sait. Donc la caricature ne fait pas rire, et la dénonciation tombe à plat.
     En plus, la concentration sur le groupe, au sein duquel le personnage d'Eric jouait un rôle capital à la fois de chef et de repoussoir s'évanouit ici dans la foule, avec un Eric de pacottille, qui ne parvient jamais à donner vie au groupe, perdu dans son rôle de kakou n'existant que par les compromissions dans lesquelles il s'étrangle lui-même.
     Symptomatique de l'échec à créer une dynamique, le seul rôle qui bouge un peu (Cora, par Karin Viard) s'exclut par là même du groupe et va vivre sa vie en dehors du film. C'est l'un des aspects les plus frustrants d'un film qui ne parvient, de scène en scène, qu'à décevoir.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Flops communauté : Cinéma
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Mardi 29 avril 2008
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes vidéos communauté : Ciné DVD
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