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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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BONJOUR A TOUS ET A TOUTES !..

     Bienvenue sur mon petit blog !

     Vous y trouverez des articles sur les films que je suis allée voir, mes topset mes flops !... Si vous n'êtes pas d'accord, c'est le moment d'y laisser un petit commentaire pour alimenter la discussion !

     Pour chercher un film, le plus simple est d'utiliser la page d'
affiches que j'ai faite, ou l'index des titres.

     Si vous avez des commentaires généraux sur le contenu ou la mise en page, ou si vous voulez seulement venir me dire bonjour, vous pouvez utiliser la commande
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     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Jeudi 24 avril 2008
REALISATEUR : Fabien Onteniente
ACTEURS : Franck Dubosc, Emmanuelle Béart...
DUREE : 1h43'



     Au Havre, un revendeur de water bed retrouve le goût du Disco pour tenter de gagner un concours et emmener son fils en Australie (le pays des kangourous). Mais pour être sûr de gagner, il lui faudra l'aide d'une danseuse professionnelle issue du NYC Ballet et de ses deux vieux compère des années 80...

    
Si (comme moi) vous aimez la danse en général et le Disco en particulier, si vous n'êtes pas allergiques aux bonnes vieilles blagues mille fois vues de Franck Dubosc, ou au jeu auto-carricatural de Gérard Depardieu - qui n'est plus un acteur mais une marque déposée, et si surtout vous aimez les histoires trop simplissimes pour être vraies, alors vous êtes sûrement déjà allé(e)s voir Disco.
     Moi je l'ai vu avec plaisir pour plusieurs raisons. D'abord et principalement parce que Franck Dubosc me fait rire. ça ne s'explique pas, j'ai beau essayer de me raisonner, son sourire de cakou ringard pathétiquement sûr de lui et son côté "tête à claque" grotesque me met définitivement de bonne humeur.
     Ici en plus, il n'est pas tellement "tête à claque". Dans son rôle de divorcé retourné vivre chez sa mère, et tentant de se donner une prestance malgré le côté irrecevable - socialement - de sa situation, il est moins dans l'excès que dans ses numéros habituels. Et surtout, une fois qu'il a trouvé sa bonne cause à défendre, il se met à regorger d'un dynamisme contagieux qui fait plaisir, et, à côté de sa mauvaise fois habituelle quand il n'a rien à défendre, d'une certaine clairvoyance vis-à-vis de lui-même qui le rend finalement sympathique.
     Cette cause, d'ailleurs, ça n'est pas seulement les vacances du fils et le pays des Kangourous. C'est aussi les souvenirs, l'amitié, le goût pour une danse de sa jeunesse, bref, une opportunité positive de régression. Lui qui vit à quarante ans dans une sorte de préadolescence désespérante, il va pouvoir assumer cette immaturité de fait en la réinvestissant dans une immaturité de droit : le Disco ! et redevenir, mais cette foit ouvertement, le grand enfant qu'il est condamné à être.
     Il y a d'ailleurs dans le côté à la fois simplissime et collectif du Disco quelque chose de cette régression. Cette sorte de surexcitation souriante, toujours de bonne humeur, exacerbée, cette musique condamnée à un éternel premier degré, a un côté "colonie de vacances" - avec tout ce que ça contient de petits bonheurs superficiels. Et puis les chansons Disco, dans ce qu'elles ont de datées et d'indémodables à la fois, semblent avoir toujours été définitivement ringardes, ce qui les rend définitivement "hors jeu" et donc définitivement sympathiques.
     Une musique et une danse tellement kitsch que tout y est broyé par les paillettes : âges, classes sociales, qualités chorégraphiques, présent et passé, c'est exactement ce qu'il fallait à Didier Travolta pour assumer l'impossibilité qu'il a à s'assumer lui-même ! Et dans le vertige des spot-light le miracle se produit : il devient John Travolta et moi, sur mon siège de cinéma, je suis Olivia Newton-John !!! Si c'est pas la magie de la night fever, ça !!!
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : ciné-blogs
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Samedi 19 avril 2008
REALISATEUR : Samuel Benchetrit
ACTEURS : Jean Rochefort, Anna Mouglalis...
DUREE : 1h48'



     Un gangster minable qui vient de perdre son arme braque une cafétaria minable dont la nouvelle caissière venait de tenter elle-même (en vain) de braquer son patron. Deux kidnappeurs tentent en vain d'y récupérer de l'argent pour rendre une adolescente suicidaire à son père. Alain Bashung y rencontre Arno qui prend sa revanche pour une chanson volée et cinq vieux s'aperçoivent que cette cafétaria a remplacé leur ancienne planque...

     J'ai une petite théorie sur le cinéma. Je pense que pour qu'un film soit bon il n'y a pas besoin que l'histoire soit bonne. Il n'y a pas besoin non plus que la réalisation soit spectaculaire ou les acteurs transcendants. Un film peut avoir une histoire géniale, des décors et des acteurs fabuleux, des effets de mise en scène confondants, et être nul.
     Je pense que ce qui compte dans un film, c'est le rapport, le lien, la relation, la logique entre ce qu'il dit et ce qu'il montre. C'est donc la complémentarité entre l'histoire qu'on raconte et la manière qu'on choisit de la raconter qui fait la valeur d'un film. Et l'histoire peut être quelconque, la mise en scène modeste, les moyens dérisoires, si tous les éléments s'accordent et se lient et se complètent intelligemment les uns avec les autres, cela donne un bon film.
     Voilà ma petite théorie. Elle explique pourquoi j'ai totalement aimé J'ai toujours rêvé d'être un gangster. Ce film en noir et blanc, tourné dans un format d'image invraisemblable et mélangeant les style comme une sorte de Kill Bill des pauvres est découpés en chapitres qui tous, à un moment où à un autre, croisent cette étrange cafétaria.
     Chaque chapitre est ainsi une sorte de sketch à l'humour décalé, mettant en scène des loosers sympathiques ou des has been attachants. Tout est médiocre, tout est piètre, tout est terne, mais tout l'est tellement à tous les niveaux possibles, que le film s'impose comme un monolithe parfait.
     Edouard Baer avec son flegme désenchanté pose d'emblée le tempo du film : un long étirement à n'en plus finir, pour la plus grande délectation du spectateur, dans la mesure où comme moi il (ou elle) suit avec une nonchalence amusée ces petits destins à la fois pitoyables et savoureux.
     Alain Bashung et Arno sont desespérants. La caissière aux allures de Lauren Baccal m'a fait mourir de rire à chacune de ses répliques de mythomane totalement décalée. Les cinq vieux gangsters à la retraite qui ratent leur dernier braquage (un Mc Do !) aussi, qui baignent en plein pathétisme avec une fierté et un orgueuil impayabes.
      Mais la palme revient au kidnaping foireux et à l'adolescente suicidaire que personne ne vient récupérer. Rien que d'imaginer les deux apprentis-kidnapeurs sur leur canapé à regarder le patinage artistique uniquement dans l'espoir de voir un tomber un(e) patineur(se), ça suffit à me faire (encore) rire !
     Voilà donc un (petit) film qui pousse son parti pris jusqu'au bout avec une unité de lieu, de ton, de médiocrité et de présomption ridicule qui le rendent infiniment sympathique, et cinématographiquement jouissif !
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Ciné DVD
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Vendredi 11 avril 2008
REALISATEUR : Philippe Claudel
ACTRICES : Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein...
DUREE : 1h55'




    
Eloignée des siens après 15 années de réclusion, Juliette est hébergée chez sa soeur. Tout en affrontant le regard et les sentiments des autres, elle essaye de retrouver une vie sociale saine...

     Il y a quelque chose d'un peu gros dans le sujet de départ, qui nécessiterait beaucoup de finesse, beaucoup de tact, beaucoup de délicatesse de la part des acteurs et du réalisateur. C'est un peu ce qui se passe au début.
     La progression de l'intrigue par petites allusions progressives semble un peu artificielle, un peu théâtrale au mauvais sens du terme, mais nous fait pénétrer doucement dans l'univers éprouvant de cette Juliette qui doit porter sur elle le jugement des autres et - surtout - son propre jugement.
     L'actrice joue juste cette infinie distance du regard, cette habitude forcée à l'ennui carcéral, cette rancoeur face au gaspillage inconscient de l'amour et de la liberté, cette méfiance lasse vis-à-vie de tout, des autres, de soi-même, de l'amitié et du bonheur.
     Mais rapidement la carricature pointe son nez et alourdit un propos déjà épais au départ. En particulier l'interrogatoire invraisemblable avec l'employeur qui réclame de savoir quel délit son employée a commis, et qui la jette comme une malpropre dès que celle-ci, presque sans broncher, lui a débalé ses ordures.
     Un film qui aurait dû rester le film de l'allusif et du silence, pour se concentrer sur la pesanteur du remord et de la suspission se met alors à devenir de plus en plus bavard, de plus en plus démonstratif, de plus en plus obscène.
     Au lieu de nous faire pénétrer dans l'intimité de la souffrance, il nous expose au grand jour les lieux communs de la pleurnicherie. On peut souvent être fier de faire rire, on devrait souvent avoir honte de faire pleurer. Il y a quelque chose de trop noble dans les larmes pour les brader.
     Et puis surtout, alors que l'histoire est si mal conduite qu'on se demande comment elle pourra finir, un stupide retournement de situation vient tout mettre par terre. Tout le pesant échaffaudage passionnel et introspectif qu'on a vu construire n'aura finalement servi à rien, car le film n'était qu'une stupide fausse piste, bêtement cachée au spectateur pour lui faire le coup de la révélation finale. Une révélation si invraisemblable, si niaise, si lâche dans son refus d'assumer la culpabilité - aussi horrible soit-elle, si grotesque dans son artificialité, si malhonnête, qu'elle révolte et qu'elle dégoûte.
     Ce film se moque d'un sujet grave et se moque des spectateurs. Il n'a finalement rien à dire ni rien à apprendre. Il ne fait rien comprendre. A la crudité violente et cruelle du réel, il préfère la mièvrerie étudiée et complaisante de la pire des littérature. Celle qui se croit tout permis pour assurer ses petits effets.
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Flops - Communauté : Les films : outil de culture
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Dimanche 6 avril 2008
REALISATEUR : Paolo Virzi
ACTEURS : Isabella Ragonese, Sabrina Ferilli...
DUREE : 1h29'



     Marta vient de soutenir une thèse sur Martin Heidegger. Mais comme ça n'intéresse personne, elle travaille comme telefonista dans une entreprise high tech qui fait son profit sur l'émulation, l'humiliation, l'hystérie et le stress de des employés...

     C'est une expérience assez géniale d'aller voir un film dans une langue qu'on ne connaît pas. Je ne parle pas un mot d'italien, et donc l'expérience consiste à essayer de comprendre ce qui se passe sans comprendre ce qui se dit. Et finalement, ça n'est pas si dur !
     Beaucoup de choses contribuent au sens au-delà des mots et des phrases. J'ai d'ailleurs réalisé en suivant ce film que le "sens" n'appartient pas aux mots. On s'imagine que c'est par les mots qu'on donne du sens aux choses, mais non. C'est par les sourires, les regards, les présences et les absences ; le calme, la douceur, les cris et la violence - par les gestes, donc, que se "fait" le sens.
     Les mots ne sont qu'un décor, souvent trompeur, presque toujours inutile. Les mots disent bien trop de choses. Les phrases croulent sous l'inutile. La parole embrouille pour rien. Je dis ça en écrivant des mots, bien sûr. Mais je sais combien ces mots - finalement - ne sont rien devant quelques gouttes de pluie, la saveur veloutée d'un vin italien, la couleur des pierres sous le soleil, une caresse, une main, une joue.
     En regardant tous ces gens parler sans comprendre ce qu'ils disent, je me demandais pourquoi ils se fatiguaient à parler, puisque sans rien comprendre j'arrivais à tout comprendre : la gentillesse appliquée et désenchantée de l'héroïne (j'ai d'ailleurs adoré cette actrice - et sa manière de marcher !) ; l'hypocrisie, la désinvolture, le désespoir, la jalousie de ceux qui l'entourent.
     La collègue jalouse qui se voit soulever l'affection de sa chef, qui, bien malgré elle, se retrouve invitée à une fausse party à deux. La même chef qui se voit soulever l'affection du grand patron, dont on découvre finalement les faiblesses physiques et familiales. Le syndicaliste fort en parole, mais faible et menteur en gestes. L'employé honnête, frustré et surmené (avec une scène de sexe sauvage hilarante dans un coupé décapotable Peugeot^^) qui finit par craquer. La collègue nymphomane. La mère qui a perdu sa fille dans un suicide. La petite fille de la collègue nymphomane qui - comme l'héroïne - veut devenir philosope. Que sera sera...

     C'est drôle, léger et grave en même temps, illuminé d'une clarté douce par le sourire intelligent de l'actrice principale. Et quelques gags m'ont fait mourir de rire. Le coupé décapotable Peugeot, le manque d'enthousiasme de l'héroïne pour exécuter la "chorégraphie du matin", et - à l'inverse - l'enthousiasme du jury de thèse dans la séquence du générique de fin, agitant les bras en mesure LOL !... De quoi donner envie de faire tout de suite une thèse sur Martin Heidegger !!!
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Cinéma
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Lundi 17 mars 2008
10000.jpg REALISATEUR : Roland Emmerich
ACTEURS : Steven Strait, Camilla Belle...
DUREE : 1h49'


     En 10.000 avant Jésus-Christ, un homme préhistorique amoureux va traverser des paysages variés pour récupérer sa femme préhistorique aux yeux bleus, capturée par des chercheurs d'esclaves egyptiens. Il arrivera sur le chantier des pyramides, où il mettra un sérieux bazar avec l'aide de gros mammouths...

    
Ce film aurait du commencer par "Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine..." car on se demande bien sur quelle planète on se trouve.
     On  a des hommes préhistoriques anglophones de toutes les nationalités, des gros mammouths, des tigres dentus, des gros oiseaux excités comme des dinosaures, des montagnes de neiges à deux pas de déserts de sable, des pyramides, des Egyptiens qui construisent des pyramides, des esclaves qui se révoltent et qui cassent les pyramides...
     Bref, il s'en passaient des choses en -10.000 !!!... Pas sur notre Terre, évidemment, mais sur la planète "far far away..." Donc il ne faut surtout pas s'attendre à quelque chose de sérieux, à du bon travail de reconstitution, tout sonne faux, tout est absurde, on se baigne dans un jaccuzi d'anachronismes.
     Une fois qu'on a admis que le scénariste est un plaisantin en matière de préhistoire, on peut se pencher sur ses qualités en matière de raconteur d'histoires. Et là, on a la surprise du millénaire : 10,000 B.C. est un film de filles !!! Et oui c'est une belle histoire d'amour, avec un valeureux guerrier (assez beau), une belle princesse (très belle) et des méchants (très méchants). Mais mieux encore qu'une belle histoire d'amour, c'est une légende, la légende de la princesse-aux-yeux-bleus, avec un conteur (Omar Shariff) et des choses qui n'arrivent que dans les légendes (je ne vous dis rien, mais même le gros mammouth a l'air sceptique !...)
     Un film de fille donc, avec de beaux paysages, des muscles virils, la lune et les étoiles, des petits frissons, une musique comme on n'en fait plus depuis 12.008 ans, et une morale qui nous apprend que rien sur Terre n'est plus important que l'amour ! C'est pas beau, ça ? Ben moi, un film de fille pareil, j'ai adoré ! Et je serais même prête à retourner le voir... Car franchement, ça n'est pas tous les soirs qu'on vous raconte une aussi belle histoire pour vous endormir !...

Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : ciné-blogs
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