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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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BONJOUR A TOUS ET A TOUTES !..

     Bienvenue sur mon petit blog !

     Vous y trouverez des articles sur les films que je suis allée voir, mes tops, mes bofs et mes flops !... Si vous n'êtes pas d'accord, c'est le moment d'y laisser un petit commentaire pour alimenter la discussion !

     Pour chercher un film, le plus simple est d'utiliser la page d'
affiches que j'ai faite, ou les divers index de noms ou de genre.

     Si vous avez des commentaires généraux sur le contenu ou la mise en page, ou si vous voulez seulement venir me dire bonjour, vous pouvez utiliser la commande
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     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Jeudi 21 février 2008

The-Twilght-Zone.jpgBonjour à tous !

Voilà ma soeur m'a enfin expédier mon cadeau d'anniversaire (elle a juste un mois de retard^^). C'est un coffret de DiViDi d'une série des années 80 : "The New Twilight Zone", d'après la série de Rod Serling "The Twilight Zone", mais avec cette fois des épisodes en couleur. D'après elle, c'est la série la plus géniale du monde LOL !
Dans cette série, chaque épisode et totalement indépendant des autres : en fait c'est une anthologie de courts métrages.
Voici quelques résumés qu'on peut lire à l'arrière des DiViDi. Je choisis les plus étranges :
- En téléphonant chez lui, Peter a la surprise de se parler à lui-même...
- Carole Shelton, photographe professionnelle, réalise qu'elle a pris des clichés du fils qu'elle n'a pas encore eu...
- Un jeune homme découvre une étrange boutique où tout ce qui a été perdu peut être retrouvé...
- Après l'avoir assassiné, Joe se retrouve dans la peau du mari de son amante...
Voilà le programme !... S'il y en a des vraiment bons, je pense que je ferai une petite critique !
Bisous,
Pénélope.

par Pénélope Lemarchand publié dans : The Twilight Zone communauté : Ciné DVD
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Mercredi 20 février 2008

paris.jpgREALISATEUR : Cédric Klapisch
ACTEURS : Juliette Binoche, Romain Duris...
DUREE : 2h10'


     A Paris, Pierre apprend que son coeur le lâche et qu'il va devoir subir une opération à risque. Dans les rues, les autres continuent de mener leurs vies avec petites et grandes peines, petits et grands espoirs...

     Paris est un film en mosaïque, avec des destins divers qui - parfois seulement l'espace d'un regard ou d'une seconde - se croisent quelque part dans les rues de Paris.
     C'est dire l'importance que prend le montage, qui va décider du rythme, de l'équilibre, de la cohérence, de l'harmonie entre toutes ces parties qui vont s'entremêler. Or justement, j'ai souvent trouvé que la magie ne marchait pas, et qu'au lieu d'avoir un kaléidoscope aux multiples facettes, on avait un éparpillement confus de points de vue assez désorganisé, ce qui crée des longueurs et des déceptions.
     Le problème quand il y a autant de points de vue différents, c'est justement d'arriver à donner soit un sentiment de totale confusion, de désordre, de constructio protéiforme ; soit un sentiment de profonde unité dans la diversité. Et là, Paris ne réussit ni l'un ni l'autre. Pas assez éclaté pour plonger le specateur dans une ville vraiment bigarrée et multicolore ; pas assez concentré pour sentir l'esprit qui fait communier tous ces personnages vivant entre les mêmes murs de la grande ville.
     Pourtant il y avait un regard unique - celui de Pierre - qui aurait pu assurer l'unité dans la diversité. D'ailleur le film commence comme le Rear Window d'Hitchkock, et on aurait pu assister à un Paris fantasmé et reconstitué par quelqu'un qui y vit et qui sait qu'il va mourir. Mais rapidement Pierre ne devient qu'une piste parmi des dizaines d'autres, et le fait qu'à la fin il croise un certain nombre d'autres personnage apparaît comme une facilité totalement artificielle.
     Il y avait aussi suffisamment d'acteurs, de figures, de personnalités, pour abandonner toute tentative d'unité et nous plonger dans un tourbillon de différence  - qui fait la particularité d'une métropole. Mais là encore le rythme fait que l'on a trop souvent le sentiment de s'appesantir, au lieu d'aller de flash en flash. On traîne sur le marché, on traîne à Rungis, ou alors on passe tellement vite que la sauce n'a pas le temps de prendre : chez le psychanaliste, par exemple.
     A cause de ces deux aspects : un regard unique qui ne joue pas son rôle, une diversité déservie par un montage molasson, le film est morne, long, pâle, partiel, et ne parvient pas à susciter beaucoup d'émotions. Les personnages passent, les uns après les autres. On les regarde passer. On attend quelque chose d'original, quelque chose de vivant, et le temps ne fait que passer.
     Donc, paradoxalement, c'est bien la vie qui manque dans ce film. Alors qu'il est censé raconter les dernier jours de vie d'un homme, les derniers jours dans la vie, dans le vivant, on a un tableau assez exsangue d'un Paris gris et cadavérique, où les gens gesticulent, parlent pour ne rien dire, subissent plus qu'ils n'agissent, sans qu'on sache - dans la confusion des points de vue - d'où vient ce regard un peu las et désabusé, s'il a un sens, s'il est le coeur du film, ou simplement un manque, une absence, un défaut.

par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Bofs communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Lundi 18 février 2008

magorium.jpgREALISATEUR : Zach Helm
ACTEURS : Dustin Hoffman, Natalie Portman...
DUREE : 1h30'


     Le patron d'un magasin de jouet magique s'apprête à quitter cette vie, faute de pouvoir renouveler ses chaussures préférées. Il va tout léguer, avec l'aide d'un comptable manquant cruellement de fantaisie, à sa collaboratrice, qui essaye vainement de composer un beau concerto pour piano...

     Benjamin Gates m'a fait croire qu'à 20 ans on était devenue vieille, et que les films pour "tout public" ne faisaient plus rire et ne donnaient plus aucun plaisir. Mr Magorium m'a convaincu du contraire, et me voilà rassurée : j'ai adoré ce film !
     Le principe du jouet (et c'est la différence avec le jeu) c'est qu'il n'a pas de règle. C'est un objet avec lequel on reste libre de faire ce qu'on veut, d'inventer des règles, justement, ou - mieux - des univers.
     Ici le magasin de jouet devient lui-même un jouet. Un immense objet à l'intérieur duquel le fantasque Mr Magorium s'invente un univers, des lois, des règles, des "possibles" qui ne sont pas ceux du monde réel, qui, par comparaison, apparaît bien terne, bien gris, comme les complets du "mutant" comptable.
     Molly est elle aussi une faiseuse de rêves. En tant qu'interprète d'abord (toute petite elle jouait avec succès le 2ème Cto pour piano de Rachmaninov) en tant que compositeur maintenant où elle s'essaye à créer un univers sonore et musical en tentant d'écrire "son" concerto. Mais c'est une fabricatrice d'univers un peu déçue, trop timide, trop humble, parce que, tout simplement, elle "n'y croit" pas assez.
     Car pour qu'un jouet marche, il ne suffit pas d'y mettre des piles ou de le sortir de son emballage en plastique. Pour qu'une jouet marche il faut "y croire". Il faut construire dans sa tête l'univers à l'intérieur duquel le camion de pompier est un vrai camion de pompier, le petit singe amoureux est un vrai petit singe amoureux, l'avion en papier un vrai avion tournoyant dans le ciel du magasin.
     Et si on n'y croit plus, les jouets meurent. Ils se ternisent, ils prennent la couleur d'un complet gris de comptable, ils ne bougent plus, ils ne vivent plus, ils n'éclairent plus le monde de magie, d'imagination, de fantasmes et de fantaisie.
     Mais cette "foi" n'est pas une foi en quelque chose d'extérieur. Ce n'est pas un pouvoir magique ou religieux extérieur - bien sûr - qui anime les balles rebondissantes ou Kermitt la Grenouille. C'est la magie de notre propre imagination. C'est à nous de bâtir l'univers où le jouet prend vie, de lui offrir un monde dans lequel il se sente bien et dans lequel on puisse vivre, avec lui, les plus folles aventures.
     C'est un peu - à mon avis - l'image de cette collection de chapeaux, chaque chapeau dissimulant un univers différent dans la tête de ceux qui ont encore conservé toute la magie de leur imagination.
     C'est aussi cette imagination qui est nécessaire au cinéma si on veut faire d'un film quelque chose d'autre qu'une simple succession d'images, de termes techniques, d'acteurs et de répliques sur un écran. Un film est un jouet, dont on doit s'emparer, pour lequel on doit créer un univers dans lequel le film et soi-même pouront partager des aventures inédites, où la distinction entre fictif et réel n'existe plus, dans le domaine tout puissant de l'imagination et de la fantaisie.

PS : Je dédie cette petite critique à Patate, ma peluche^^.

par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : ciné-blogs
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Samedi 16 février 2008

peur.jpgREALISATEURS : Blutch, Charles Burns, Marie Caillou...
ACTEURS (voix) : Aure Atoka, Arthur H...
DUREE : 1h25'


     Pendant qu'une femme énumère ses petites peurs artificielles et sophistiquées, quelques vrais cauchemars se déroulent, se déclinent, jusqu'à ce que la lumière reviennent...

     Tout d'abord, c'est une expérience esthétique magnifique. Chaque section est dessinée dans un style différent, mais le noir et blanc et une certaine unité de ton donnent à l'ensemble une grande homogénéité et forment non pas un recueil ni une anthologie, mais bien un film.
     Après, chacun sans doute réagit selon ses propres peurs, et ses propres démons intérieurs. D'autant qu'à mon avis le film n'est pas fait pour "faire peur". Il est fait pour dessiner des univers dans lesquels la peur se sent chez elle.
     La voix (de Nicole Garcia) et les dessins géométriques qui l'accompagnent (de Pierre Di Sciullo) évoque pour moi, de manière presque agaçante, toutes les fausses peurs, les peur intellectuelles et de pacotilles, du personne qui - en vérité - n'a rien à craindre. Quand sa seule peur c'est d'être réactionnaire et de devenir "centre gauche", on peut se dire que le noir ne doit pas être très terrorisant. D'ailleurs ces peurs désincarnées, ces peurs de neuronnes et non pas de nerfs, son illustrées par des figures abstraites et désincarnées.

peur01.jpg

     Beaucoup moins abstraites et désincarnées - et le contraste n'en est que plus réussi - sont les autres séquences, que j'ai trouvées toutes attachantes, et toutes merveilleusement bien réalisées. Les chiens de Blutch, sorte de conte voltairien à la fois violent et cynique sur la part de bestialité que l'homme tient toujours en laisse ; le fantasme de la femme mante-religieuse chez Charles Bunch, qui séduit pour mieux détruire ; l'esprit du mort qui vient hanter les vivants pour assurer sa vengeance chez Marie Caillou ; ou encore, mon préféré, la maison hantée de souvenir et de mort, merveilleusement mise en image par Richard McGuire.

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     Dans toutes ces "figures de la peur", un motif revient plusieurs fois, que j'ai trouvé particulièrement troublant. Un femme terrassée par un chien, un homme terrassé par sa copine, une petite fille terrassée par un petit garçon. Et je me suis demandée si de tous, ça n'était pas celui-là, le motif le plus universel de la peur. Se retrouver tout à coup à la merci de quelqu'un qui vous écrase, qui vous oppresse, qui vous fait perdre le souffle, qui va tenir entre ses main votre vie et votre mort.

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     Et la peur du noir, c'est peut-être ça aussi : la peur que de nulle part un homme ou une bête surgisse et vous écrase, vous paralyse, vous etouffe, et vous amène à la mort, au moment où vous fermerez les yeux une dernière fois, sans savoir ce qu'il y aura à voir quand vous les rouvrirez...

par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : Vos critiques de cinéma
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Vendredi 15 février 2008

gates.jpgREALISATEUR : Jon Turteltaub
ACTEURS : Nicolas Cage, Diane Kruger...
DUREE : 2h08'


     Benjamin Gates s'est séparé de sa "So-Girl" de femme, qui fréquente un vigile de la Maison Blanche, et on lui apprend que son aïeul a organisé l'attentat contre Abraham Lincoln. Après des aventures comme on n'en voit que dans les mauvais films, il va se remettre avec sa "So-Girl" de femme et redorer le blason de son innocent aïeul...

     Si on vous dit  : un héros séducteur, sportif, intelligent et cultivé, qui traverse le monde et les aventures à la recherche de trésors incroyables au rythme de scénarios efficaces et bien ficelés, avec ce qu'il faut d'humour, de romance, d'Histoire et de frissons, vous dites tous en choeur : Indiana Jones !
     Gagné ! A ne surtout pas confondre avec Benjamin Gates qui est moche, a toujours l'air triste et endormi, a une coiffure redoutable, une manière de prononcer l'anglais sans consonnes insupportable (écoutez-le dire "I dont know", ça ressemble à "ahonho" sans les "h"). Pourtant j'ai une petite affection pour Nicolas Cage que j'avais vu inaugurer son étoile sur le sol de Hollywood Bd en 1998 (j'avais 10 ans^^). Mais là, il est en plus accompagné d'un rigolo à l'humour délirant, d'un papa mou et d'une maman dure, et d'une blonde qui dit "so"...
     Quant au scénario, il est totalement ahurissant. Je ne vais pas faire la listes des invraisemblances, des facilités, des absurdités, des clichés, des "déjà-vu", des niaiseries (la pire de toute étant l'idole en or massif qui tombe sur le plan incliné, et qui roule !...), sinon je raconterais tout le film.
     Et puis parfois on est quand même en plein délire... Le papa-mou explique qu'il y a trois statues de la Liberté. Celle de New-York, et, à Paris, une dans le jardin du Luxembourg... on change alors de plan, et on se retrouve à Paris sur le pont Bir-Hakeim, avec un policier qui connaît par coeur Montesquieu dans sa traduction anglaise... et qui met un PV pour tapage nocturne en plein jour à cause d'un petit hélicoptère téléguidé qui vrombit en pleine milieu de la Seine et juste à côté du métro aérien !!!!!
     Et je passe sur l'intrusion à Buckingham Palace avec un pot de fleur, et - pire - celle dans le sallon ovale de la Maison Blanche avec une scène de cache cache stupidissime pendant qu'en toute discretion le Benjamin fait faire des clics et des clacs au bureau du Président himself...
     Mais ça y est... je me mets à raconter le film... Ce qui est inutile car si vous avez vu la bande-annonce, vous connaissez déjà l'histoire et les trois gags-qui-font-rire. Vous en connaissez même plus puisque le gag-qui-fait-rire du contenu du gouffre n'est même pas resté dans le film !!!
    Ah... j'oubliais qu'il y a un méchant ! celui qui... Non ? Bon, ok, j'arrête...

par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Flops communauté : Cinéma, Cinémaaa
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