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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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BONJOUR A TOUS ET A TOUTES !..

     Bienvenue sur mon petit blog !

     Vous y trouverez des articles sur les films que je suis allée voir, mes topset mes flops !... Si vous n'êtes pas d'accord, c'est le moment d'y laisser un petit commentaire pour alimenter la discussion !

     Pour chercher un film, le plus simple est d'utiliser la page d'
affiches que j'ai faite, ou l'index des titres.

     Si vous avez des commentaires généraux sur le contenu ou la mise en page, ou si vous voulez seulement venir me dire bonjour, vous pouvez utiliser la commande
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     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Dimanche 18 mai 2008

REALISATEUR : Paco Plaza, Jaume Balaguero
ACTEURS : Manuela Velasco, Feran Terraza...
DUREE : 1h20'


     Pour avoir suivi une équipe de pompiers lors d'une intervention nocturne, une jeune présentatrice de télévision et son caméraman se retrouvent enfermés dans un immeubles où une vieille femme pour des cris inquiétants...

     Après Cloverfeld, à nouveau un film au "caméscope" qui bouge, saute, tourne, tombe, s'éteind et se rallume pour "faire croire que c'est vrai". Et comme pour Cloverfeld, on se demanque à quoi sert cet artifice, et si l'histoire ne serait pas beaucoup plus effrayante si elle était tournée de manière plus classique.
     D'autant que l'effet de réel est manqué par trop d'artificialité et d'invraissemblance dans la manière de tourner et de monter le film. La pire de toute : la présentatrice demande au caméraman s'il a filmé la mort de la vieille enragée. Il dit oui. Elle veut voir. On voit à l'écran l'image se rembobiner et la scène se déroule à nouveau !... Franchement : on regarde quoi ? sûrement pas la cassette enregistrée, sinon on ne la verrait pas se rembobiner... donc on regarde un film, et l'effet de réel tombe à l'eau.
     Vite fait donc, la forme "documentaire de télé réalité" ne devient qu'une simple excuse pour mal filmer, mal cadrer et mal monter, faire de substantielles économies, et rien de plus. D'autant que le film fait penser à l'épisode "le Cas Ferguson" des Documents interdits de Jean-Teddy Filippe, qui en 13'22" et avec les mêmes moyens était autrement plus convaincant, et autrement plus efficace !
     Surtout qu'ici - par rapport au court métrage de Fillippe par exemple - le film pèche par excès de pistes : on a la piste "étrange maladie contagieuse qui rend fou", la piste "vampire qui mord le cou des gens", la piste "zombie qui veut de la chair fraîche", la piste "fille possédée que l'exorciste peine à exorciser"... soit tous les vieux poncifs du genre, étalés avec un manque d'originalité incroyable. A ces pistes s'ajoutent d'autres séries de clichés délavés : le couloir sombre, les combles, la trappe du grenier, la petite fille qui est en fait la méchante, la lumière infrarouge pour voir dans le noir...
     Je ne crois pas avoir repéré une seule idée originale, mais au contraire, un embrouillamini d'idées simplement empruntées, ce qui explique sans doute que le filme ne fasse - finalement - pas peur. Pour avoir peur, il faut être mis devant quelque chose d'imprévisible, et qui semble échapper aux règles rassurantes du monde. Ici tout est prévisible, et rien ne semble échapper aux règles du genre.

 

Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Flops - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 18 mai 2008
REALISATEUR : Mitchell Lichtenstein
ACTEURS : Jess Weixler, Hale Appleman...
DUREE : 1h36'


     Aux pieds d'une étrange centrale nucléaire qui crache des nuages noirs vit Dawn, une blonde adolescente qui défend avec enthousiasme virginité et chasteté, jusqu'à ce qu'elle soit amenée à découvrir que son propre corps n'est pas sans dangers pour les hommes un peu trop entreprenants...

     Un film sur un mythe fantasmatique est toujours le bienvenu. Quand en plus ce mythe fantasmatique fleurte avec des sujets plus ou moins tabou, on se dit que c'est encore mieux. Quand enfin au lieu d'en faire une lourde démonstration, on préfère la légèreté de la comédie, on se dit que ce sera forcément réussi.
     Le mythe fantasmatique en question, c'est le fameux "vagin denté", la femme castratrice, la matrice-bouche, la mante religieuse qui décapite la virilité de l'homme. Mythe traumatique aussi bien pour l'homme que pour la femme, il fait de l'accouplement une scène d'anthropophagie, du sexe une sorte de cannibalisme.
     Car le sexe de la femme est mystérieux (celui de l'homme est beaucoup plus "explicite"), et comme tout ce qui est mystérieux, il se teinte de sacralité et de mysticisme. Il est tabou, gardé par un esprit protecteur, qui, ici, est une denture vorace qui ne se laisse pas visiter si facilement que ça.
     On assiste alors à une petite anthologie des "visites" possibles. La première, dépucelage situé dans une grotte matricielle à faire frémir un psychanalyste, s'apparente quand même clairement à un viol. La deuxième, sous la main d'un gynécologue peut-être un peu trop entreprenant, renvoie à la curiosité malsaine, l'atteinte à l'intimité, en quelque sorte - pour employer les grands mots - à la pornographie. La troisième est une douce et tendre scène d'amour adolescent. La quatrième évoque le sexe hypocrite, l'accumulation des conquêtes pour le fun, le pari entre mecs de séduire une oie blanche. La cinquième est une scène d'inceste machiavélique (sorte de "verso" de la situation précédente). La sixième ne sera que la réplique de la précédente, au (demi-)frère succédant le vieux-qui-pourrait-être-son-père.
     De ces différentes situations, une seule est tolérée par la denture vorace de Dawn, la troisième, c'est-à-dire cette scène de paradis terrestre, d'amour sans scrupule entre une sorte d'Adam et Eve juvéniles, dans une sorte de chapelle ardente où la vie et la mort n'existent plus. Tous les autres accouplements seront conclus d'un coup de dent sec ! Et c'est là que le côté soi-disant "politiquement incorrect" et "trash" du film devient de moins en moins évident.
     Car finalement, ce vagin denté sélectif que Dawn - sitôt qu'elle a appris à s'en servir - compte bien utiliser à son profit, devient une arme contre le viol, le sexe et le vice. Il est une sorte de bénédiction pour celle que les tentations avaient empêché de tenir bon dans la voie de la pudeur et de la chasteté, une sorte de justicier contre le sexe sauvage et dégradant, souillant l'antre sacré et mystique de la femme. Redresseuse de torts, on l'imagine parcourir les routes, telle une "serial-killeuse de la moralité", castrant les vicieux et les pervers de motels en motels. Quand les mots ne sont pas suffisants pour soi-même et pour les autres, rien ne vaut un vagin avec des dents.
     Et puis dans ce film soi-disant "choc" qui ne parle que de "ça", je remarque qu'on voit un certain nombre de pénis tombés par terre, en gros plan, mais pas une seule fois le héros de la fête, c'est-à-dire tout simplement le vagin de Dawn. Or c'est exactement ce que critiquait le film, en raillant les manuels scolaires d'anatomie qui ne censurent que les organes génitaux féminins... Quand ce qu'un film condamne, il le fait lui-même, on peut se demander si derrière le prétendu "politiquement incorrect" ne se cache pas le plus plat des conformismes...
     Mais bon, malgré tout cela, on va dire qu'on passe un bon moment...

 

Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Teeth
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Mercredi 14 mai 2008
REALISATEUR : Jon Favreau
ACTEURS : Robert Downey Jr, Gwineth Paltrow...
DUREE : 2h05'


     Riche inventeur et séducteur, Tony Stark se fait enlever par des terroristes afghan pour leur construire une réplique d'un redoutable missile dont il est le créateur et le commerçant. Il les trompe en se fabriquant à la place une armure très très sophistiquée...

     J'avais bien aimé les trois Spider Man, que j'avais regardé "à la légère" pour profiter de tout ce qui pouvait plaire : l'action, l'humour, et même l'histoire d'amour !...
     ici j'ai vraiment eu du mal à prendre Iron Man à la légère, et à m'y amuser. D'abord et avant tout, parce que le personnage principal est vieux, antipathique et niais.
     Bien sûr il y a toujours un décalage voulu entre le super héros dans l'exercice de ses fonction, et le gars normal dans la vie de tous les jours. Spider man lui-même est un gamin un peu niais, sentimental, et souvent ridicul. Superman, lui, affecte d'être un imbécile au grand coeur pour mieux passer inaperçu. Tout ça permet de rendre le super héros moins effrayant, moins inatteignable, et donc plus sympathique. Et surtout de s'assimiler à lui ou à celle qui a la chance de poser ses lèvres sur les siennes^^.
     Mais ici la discrépence entre le super héros et le gars à la ville est telle que le super héros lui-même devient antipathique. C'est un vieux fanfaron, un séducteur volage et désabusé qui nous fait le coup de l'amourette gentillette avec sa fidèle secrétaire, un milliardaire pourri qui choisit le "bien" pour se donner bonne conscience, sans jamais qu'on ai vraiment l'impression qu'il y ait une once de sincérité et d'authenticité dans ce marchand d'arme bastonneur.
     En grande partie, je pense que cela est dû au sur-jeu agaçant de l'acteur, à son âge, à son espèce d'inconsistance psychologique qui l'enferme dans la désolante pré-adolescence à laquelle semblent souvent condamnés les super-héros, qui n'est autre que la pré-adolescence de leurs lecteurs.
     Encore, tout cela ne serait rien si le scénario se tenait un peu. Evidemment, dans un film de super héros, on ne va pas faire la fine bouche devant les invraissemblances. Mais là les terroristes afghan (comme par hasard) assez niais pour ne pas contrôler la fabrication du missile et ne pas voir que leur prisonnier construit une armure, c'est vraiment prendre le spectateur pour un âne.
     Alors il resterait les scènes d'action pour oublier tout le reste. Et c'est le clou du film : il n'y en a pas trois en tout ! une petite baston pour sortir de la grotte, une mini scène d'action pour libérer le village, et un duel comme on en a déjà vu mille en mieux pour battre le gros-méchant-de-la-fin... tout le reste, c'est du baratin, des gags à deux euros, et du "allons castagner les méchants car vendre des armes c'est pas bien"...

 

Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Flops - Communauté : Ciné DVD
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Dimanche 11 mai 2008
REALISATEUR : Volker Schlöndorff
ACTEURS : Philippe Torreton, Ayanat Ksenbai...
DUREE : 1h45'



     Un français quitte tout et traverse le Kazakhstan. Il croise un marchand de mots et une jeune Kazakh...

     On pourrait s'amuser à comparer - à opposer - Into the Wild et Ulzhan, et la modestie de l'un parviendrait sans doute à tenir tête au succès de l'autre. Mais on peut aussi traverser le film comme son héros traverse les steppes : dans le dépouillement.
     Dans le dépouillement on ne compare pas, on ne juge pas en mieux ou en moins bien, on ne dresse pas des listes et des palmarès, on ne recherche pas les honneurs, on ne distribue pas des prix ou des récompenses. On marche. On prend les choses comme elles viennent. Jusqu'au but.
     On marche, et c'est l'histoire avant tout d'une traversée, d'un cheminement, d'un parcours qui abandonne rapidement l'avenir douteux des frontières, des usines et des tours pour le présent incontestable du désert, de la steppe, de la montagne. Non pas une marche comme aventure et comme démission, mais une marche de la volonté, de l'effort, de la ténacité, de la conscience : une marche initiatique.
     Et pour accompagner cette marche initiatique, deux adjuvants, finalement inutiles, sauf à se dire que - paradoxalement - par leur présence, ils ont permis au héros de tenir bon dans son projet de solitude, dans sa décision de se perdre définitivement, unique moyen de se trouver.
     Le marchand de mot, sorte de chaman mi-homme mi-dieu tout droit sorti du Mahabharata, représente le lien entre la nature et les divinités, cette sorte d'animisme où les mots sont sacrés, où les signes sont partout, et les correspondances se disent dans la violence des transes. La jeune fille, sorte d'ange mi-déesse mi-femme, représente le lien entre les hommes, la confiance, la compassion, l'affection, la tendresse, le dévouement, la disponibilité, la curiosité, l'attachement... en un mot, l'amour.
     Des dieux et de l'amour, Charles ne voudra pas. Ces deux béquilles le renforceront dans sa marche, mais il ne les laissera pas moins tomber lorsqu'il arrivera au but. Car il n'est la pour se réconcilier ni avec la nature, ni avec les hommes, ni avec les dieux, ni avec lui même. Il est la pour achever son voyage. Et c'est justement dans le dépouillement que le voyage peut s'achever.
     Dans les hauteurs enneigées de la mort, la vie prend son sens quand - enfin - elle a su se détacher de toute la pesanteur des choses. La marche, en le faisant tout perdre, ne l'a pas ramené à la vie. Elle lui a ouvert au contraire, dans le dépassement des choses du monde, les portes de l'achèvement.
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Les films : outil de culture
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Dimanche 11 mai 2008
REALISATEUR : Eric Besnard
ACTEURS : Jean Dujardin, Valeria Golino...
DUREE : 1h40'



     Un petit arnaqueur professionnel se fait tuer. Son frère, petit arnaqueur professionnel lui aussi, flanqué d'une policière tenace, croise le chemin d'un grand arnaqueur professionnel...

     Il y a des gens qui détestent connaître la fin d'un film quand ils vont le voir. Et qui détestent donc ceux qui révèlent la fin d'un film. Mais avec un film comme Ca$h, ça n'est pas très facile d'en parler sans révéler la fin, puisque - justement - le seul intérêt du film, je trouve, c'est la fin.
     A partir du moment où on a vite compris que le scénariste tirait les ficelles, et que le but de l'affaire était de créer des fausses pistes, des suspicions, des retournements de situations, des coups de théâtre et autres effets de surprise, et que le meilleur serait forcément gardé pour la fin, la seule chose qu'on attend, c'est la fin.
     Jusque là, rien de très original. Des parties de poker, des séductions le sourire en coin, des belles voitures, des garden party un peu ridicules, des arnaqueurs stylés, des policiers plus ou moins honnêtes, un peu de sentiments dans un univers où tout ce qui est humain semble une faiblesse.
     Et de l'argent, beaucoup d'argent, du vrai comme du faux, du toc comme du moins toc, à moins que tout ce qui sente trop l'argent ne soit irrémédiablement condamné à être faux et toc, ce que le film ne dit pas, d'ailleurs, mais montre assez bien.
     Et puis cette atmosphère de l'arnaque, où comme le dit l'accroche du film, il n'y a pas d'arnaqueurs sans pigeon, ce qui laisse entendre combien c'est un univers où tout le monde dépend de tout le monde, où l'on n'est jamais tranquille, où la manipulation, l'oppression, la dépendance des uns envers les autres vous empêchent définitivement d'être tranquille. L'arnaque ou l'art de se compliquer la vie.
     Rien de bien compliqué dans l'intrigue, un peu trop nette pour être vraie, dans un genre où les scénaristes tentent si souvent de paraître originaux en compliquant pour rien des trames de toute façon toujours identiques. C'est cette (fausse) simplicité dans l'affectation des rôle qui prépare en fait le retournement final, qui, je l'avoue, m'a bien surprise et m'a bien plu !
     Surtout qu'il ouvre tout à coup à une autre dimension. Le film, finalement, ne parlait pas d'arnaques. Il parlait de vengence, il parlait de stratégie, il parlait de chasse, de complot, de machination. Et tout à coup le spectateur (enfin, au moins une spectatrice^^) se mettant un instant dans la peau du pigeon ressent - rétrospectivement - une très incofortable et presque jouissive sensation de paranoïa...
Par Pénélope Lemarchand - Publié dans : Mes Tops - Communauté : Ciné DVD
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