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Bienvenue sur mon petit blog ! |
REALISATEUR : Paco Plaza, Jaume
Balaguero
ACTEURS : Manuela Velasco, Feran Terraza...
DUREE : 1h20'
Pour avoir suivi une équipe de pompiers lors d'une
intervention nocturne, une jeune présentatrice de télévision et son caméraman se retrouvent enfermés dans un immeubles où une vieille femme pour des cris inquiétants...
Après Cloverfeld, à nouveau un film au "caméscope" qui bouge, saute, tourne, tombe, s'éteind et se rallume pour "faire croire que c'est vrai". Et comme pour
Cloverfeld, on se demanque à quoi sert cet artifice, et si l'histoire ne serait pas beaucoup plus effrayante si elle était tournée de manière plus classique.
D'autant que l'effet de réel est manqué par trop d'artificialité et d'invraissemblance dans la manière de tourner et de monter le film. La pire de toute : la
présentatrice demande au caméraman s'il a filmé la mort de la vieille enragée. Il dit oui. Elle veut voir. On voit à l'écran l'image se rembobiner et la scène se déroule à nouveau !...
Franchement : on regarde quoi ? sûrement pas la cassette enregistrée, sinon on ne la verrait pas se rembobiner... donc on regarde un film, et l'effet de réel tombe à l'eau.
Vite fait donc, la forme "documentaire de télé réalité" ne devient qu'une simple excuse pour mal filmer, mal cadrer et mal monter, faire de substantielles économies,
et rien de plus. D'autant que le film fait penser à l'épisode "le Cas Ferguson" des Documents interdits de Jean-Teddy Filippe, qui en 13'22" et avec les mêmes moyens était autrement plus
convaincant, et autrement plus efficace !
Surtout qu'ici - par rapport au court métrage de Fillippe par exemple - le film pèche par excès de pistes : on a la piste "étrange maladie contagieuse qui rend fou", la
piste "vampire qui mord le cou des gens", la piste "zombie qui veut de la chair fraîche", la piste "fille possédée que l'exorciste peine à exorciser"... soit tous les vieux poncifs du genre,
étalés avec un manque d'originalité incroyable. A ces pistes s'ajoutent d'autres séries de clichés délavés : le couloir sombre, les combles, la trappe du grenier, la petite fille qui est en fait
la méchante, la lumière infrarouge pour voir dans le noir...
Je ne crois pas avoir repéré une seule idée originale, mais au contraire, un embrouillamini d'idées simplement empruntées, ce qui explique sans doute que le filme ne
fasse - finalement - pas peur. Pour avoir peur, il faut être mis devant quelque chose d'imprévisible, et qui semble échapper aux règles rassurantes du monde. Ici tout est prévisible, et rien ne
semble échapper aux règles du genre.
REALISATEUR : Mitchell Lichtenstein
Aux pieds d'une étrange centrale nucléaire qui crache des
nuages noirs vit Dawn, une blonde adolescente qui défend avec enthousiasme virginité et chasteté, jusqu'à ce qu'elle soit amenée à découvrir que son propre corps n'est pas sans dangers pour les
hommes un peu trop entreprenants...
Un film sur un mythe fantasmatique est toujours le bienvenu. Quand en plus ce mythe fantasmatique fleurte avec des sujets plus ou moins tabou, on se dit que c'est encore
mieux. Quand enfin au lieu d'en faire une lourde démonstration, on préfère la légèreté de la comédie, on se dit que ce sera forcément réussi.
Le mythe fantasmatique en question, c'est le fameux "vagin denté", la femme castratrice, la matrice-bouche, la mante religieuse qui décapite la virilité de l'homme.
Mythe traumatique aussi bien pour l'homme que pour la femme, il fait de l'accouplement une scène d'anthropophagie, du sexe une sorte de cannibalisme.
Car le sexe de la femme est mystérieux (celui de l'homme est beaucoup plus "explicite"), et comme tout ce qui est mystérieux, il se teinte de sacralité et de
mysticisme. Il est tabou, gardé par un esprit protecteur, qui, ici, est une denture vorace qui ne se laisse pas visiter si facilement que ça.
On assiste alors à une petite anthologie des "visites" possibles. La première, dépucelage situé dans une grotte matricielle à faire frémir un psychanalyste, s'apparente
quand même clairement à un viol. La deuxième, sous la main d'un gynécologue peut-être un peu trop entreprenant, renvoie à la curiosité malsaine, l'atteinte à l'intimité, en quelque
sorte - pour employer les grands mots - à la pornographie. La troisième est une douce et tendre scène d'amour adolescent. La quatrième évoque le sexe hypocrite, l'accumulation des conquêtes
pour le fun, le pari entre mecs de séduire une oie blanche. La cinquième est une scène d'inceste machiavélique (sorte de "verso" de la situation précédente). La sixième ne sera que la
réplique de la précédente, au (demi-)frère succédant le vieux-qui-pourrait-être-son-père.
De ces différentes situations, une seule est tolérée par la denture vorace de Dawn, la troisième, c'est-à-dire cette scène de paradis terrestre, d'amour sans scrupule
entre une sorte d'Adam et Eve juvéniles, dans une sorte de chapelle ardente où la vie et la mort n'existent plus. Tous les autres accouplements seront conclus d'un coup de dent sec ! Et c'est là
que le côté soi-disant "politiquement incorrect" et "trash" du film devient de moins en moins évident.
Car finalement, ce vagin denté sélectif que Dawn - sitôt qu'elle a appris à s'en servir - compte bien utiliser à son profit, devient une arme contre le viol, le sexe et
le vice. Il est une sorte de bénédiction pour celle que les tentations avaient empêché de tenir bon dans la voie de la pudeur et de la chasteté, une sorte de justicier contre le sexe sauvage et
dégradant, souillant l'antre sacré et mystique de la femme. Redresseuse de torts, on l'imagine parcourir les routes, telle une "serial-killeuse de la moralité", castrant les vicieux et les
pervers de motels en motels. Quand les mots ne sont pas suffisants pour soi-même et pour les autres, rien ne vaut un vagin avec des dents.
Et puis dans ce film soi-disant "choc" qui ne parle que de "ça", je remarque qu'on voit un certain nombre de pénis tombés par terre, en gros plan, mais pas une seule fois
le héros de la fête, c'est-à-dire tout simplement le vagin de Dawn. Or c'est exactement ce que critiquait le film, en raillant les manuels scolaires d'anatomie qui ne censurent que les organes
génitaux féminins... Quand ce qu'un film condamne, il le fait lui-même, on peut se demander si derrière le prétendu "politiquement incorrect" ne se cache pas le plus plat des conformismes...
Mais bon, malgré tout cela, on va dire qu'on passe un bon moment...
REALISATEUR : Jon Favreau
Riche inventeur et séducteur, Tony Stark se fait enlever par des terroristes afghan
pour leur construire une réplique d'un redoutable missile dont il est le créateur et le commerçant. Il les trompe en se fabriquant à la place une armure très très sophistiquée...
J'avais bien aimé les trois Spider Man, que j'avais regardé "à la légère" pour profiter de tout ce qui pouvait plaire : l'action, l'humour, et même l'histoire
d'amour !...
ici j'ai vraiment eu du mal à prendre Iron Man à la légère, et à m'y amuser. D'abord et avant tout, parce que le personnage principal est vieux, antipathique et
niais.
Bien sûr il y a toujours un décalage voulu entre le super héros dans l'exercice de ses fonction, et le gars normal dans la vie de tous les jours. Spider man lui-même est
un gamin un peu niais, sentimental, et souvent ridicul. Superman, lui, affecte d'être un imbécile au grand coeur pour mieux passer inaperçu. Tout ça permet de rendre le super héros moins
effrayant, moins inatteignable, et donc plus sympathique. Et surtout de s'assimiler à lui ou à celle qui a la chance de poser ses lèvres sur les siennes^^.
Mais ici la discrépence entre le super héros et le gars à la ville est telle que le super héros lui-même devient antipathique. C'est un vieux fanfaron, un séducteur
volage et désabusé qui nous fait le coup de l'amourette gentillette avec sa fidèle secrétaire, un milliardaire pourri qui choisit le "bien" pour se donner bonne conscience, sans jamais qu'on
ai vraiment l'impression qu'il y ait une once de sincérité et d'authenticité dans ce marchand d'arme bastonneur.
En grande partie, je pense que cela est dû au sur-jeu agaçant de l'acteur, à son âge, à son espèce d'inconsistance psychologique qui l'enferme dans la désolante
pré-adolescence à laquelle semblent souvent condamnés les super-héros, qui n'est autre que la pré-adolescence de leurs lecteurs.
Encore, tout cela ne serait rien si le scénario se tenait un peu. Evidemment, dans un film de super héros, on ne va pas faire la fine bouche devant les invraissemblances.
Mais là les terroristes afghan (comme par hasard) assez niais pour ne pas contrôler la fabrication du missile et ne pas voir que leur prisonnier construit une armure, c'est vraiment prendre le
spectateur pour un âne.
Alors il resterait les scènes d'action pour oublier tout le reste. Et c'est le clou du film : il n'y en a pas trois en tout ! une petite baston pour sortir de la grotte,
une mini scène d'action pour libérer le village, et un duel comme on en a déjà vu mille en mieux pour battre le gros-méchant-de-la-fin... tout le reste, c'est du baratin, des gags à deux euros,
et du "allons castagner les méchants car vendre des armes c'est pas bien"...
REALISATEUR : Volker Schlöndorff
REALISATEUR : Eric Besnard
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