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  • : Pénélope Lemarchand
  • : Célibataire
  • : 21/01/1988

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BONJOUR A TOUS ET A TOUTES !..

     Bienvenue sur mon petit blog !

     Vous y trouverez des articles sur les films que je suis allée voir, mes tops, mes bofs et mes flops !... Si vous n'êtes pas d'accord, c'est le moment d'y laisser un petit commentaire pour alimenter la discussion !

     Pour chercher un film, le plus simple est d'utiliser la page d'
affiches que j'ai faite, ou les divers index de noms ou de genre.

     Si vous avez des commentaires généraux sur le contenu ou la mise en page, ou si vous voulez seulement venir me dire bonjour, vous pouvez utiliser la commande
contact !

     Gros bisous et bonne promenade,
Pénélope
.

Dimanche 6 avril 2008
REALISATEUR : Paolo Virzi
ACTEURS : Isabella Ragonese, Sabrina Ferilli...
DUREE : 1h29'



     Marta vient de soutenir une thèse sur Martin Heidegger. Mais comme ça n'intéresse personne, elle travaille comme telefonista dans une entreprise high tech qui fait son profit sur l'émulation, l'humiliation, l'hystérie et le stress de des employés...

     C'est une expérience assez géniale d'aller voir un film dans une langue qu'on ne connaît pas. Je ne parle pas un mot d'italien, et donc l'expérience consiste à essayer de comprendre ce qui se passe sans comprendre ce qui se dit. Et finalement, ça n'est pas si dur !
     Beaucoup de choses contribuent au sens au-delà des mots et des phrases. J'ai d'ailleurs réalisé en suivant ce film que le "sens" n'appartient pas aux mots. On s'imagine que c'est par les mots qu'on donne du sens aux choses, mais non. C'est par les sourires, les regards, les présences et les absences ; le calme, la douceur, les cris et la violence - par les gestes, donc, que se "fait" le sens.
     Les mots ne sont qu'un décor, souvent trompeur, presque toujours inutile. Les mots disent bien trop de choses. Les phrases croulent sous l'inutile. La parole embrouille pour rien. Je dis ça en écrivant des mots, bien sûr. Mais je sais combien ces mots - finalement - ne sont rien devant quelques gouttes de pluie, la saveur veloutée d'un vin italien, la couleur des pierres sous le soleil, une caresse, une main, une joue.
     En regardant tous ces gens parler sans comprendre ce qu'ils disent, je me demandais pourquoi ils se fatiguaient à parler, puisque sans rien comprendre j'arrivais à tout comprendre : la gentillesse appliquée et désenchantée de l'héroïne (j'ai d'ailleurs adoré cette actrice - et sa manière de marcher !) ; l'hypocrisie, la désinvolture, le désespoir, la jalousie de ceux qui l'entourent.
     La collègue jalouse qui se voit soulever l'affection de sa chef, qui, bien malgré elle, se retrouve invitée à une fausse party à deux. La même chef qui se voit soulever l'affection du grand patron, dont on découvre finalement les faiblesses physiques et familiales. Le syndicaliste fort en parole, mais faible et menteur en gestes. L'employé honnête, frustré et surmené (avec une scène de sexe sauvage hilarante dans un coupé décapotable Peugeot^^) qui finit par craquer. La collègue nymphomane. La mère qui a perdu sa fille dans un suicide. La petite fille de la collègue nymphomane qui - comme l'héroïne - veut devenir philosope. Que sera sera...

     C'est drôle, léger et grave en même temps, illuminé d'une clarté douce par le sourire intelligent de l'actrice principale. Et quelques gags m'ont fait mourir de rire. Le coupé décapotable Peugeot, le manque d'enthousiasme de l'héroïne pour exécuter la "chorégraphie du matin", et - à l'inverse - l'enthousiasme du jury de thèse dans la séquence du générique de fin, agitant les bras en mesure LOL !... De quoi donner envie de faire tout de suite une thèse sur Martin Heidegger !!!
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Tops communauté : Cinéma
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Lundi 31 mars 2008
Bonjour à tous et à toutes !

Un petit mot d'un cybercafé près de Termini pour vous faire un petit coucou et vous mettre un peu de soleil, pour ceux qui en manquent^^.

La photo n'est pas de moi, mais je ne peux pas charger les miennes ici, donc ce sera pour après mon retour !

Hier j'ai été dire bonjour à Benoit XVI chez lui à Castel-Gandolfo, c'est trop beau comme endroit LOL. Puis retour à Rome et longue promenade sur le Palatin et diner sur la place Navone avec une pizza Navona (Salami, jambon cru, thon, tomate verte).

Aujourd'hui St Pierre, le Pantheon, le Colisée, St Jean de Latran, Ste Marie Majeure: que des vieux classiques LOL !

Demain je tente les musées du Vatican, mercredi la Villa d'Este et St Paul-Hors-les-murs. Jeudi matin je croiserai Gregory Peck en 1953 sur les marches de l'escalier de la place d'Espagne. Il tombera amoureux de moi mais je lui répondrai : "Trop tard ! je repars cet après-midi !!!"

Gros bisous à tous et un de plus à ceux qui m'ont souhaité un bon séjour^^

Pénélope.
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Petits Mots communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Samedi 29 mars 2008
Bonjour à tous et à toutes !

Voilà, je vais m'absenter pendant une semaine pour cause de petit voyage à Rome^^ !

Je vous rapporterai plein de photos, j'espère... et dès mon retour je reprends le clavier : j'ai deux films en retard à mettre en ligne Il y a longtemps que je t'aime et J'ai toujours rêvé d'être un gangster...

Ce sera donc pour la fin de la semaine prochaine !
Gros bisous à tous !

Pénélope.

PS : la photo représente le Palatin, mon endroit préféré à Rome ;) !
par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes Petits Mots communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Mercredi 26 mars 2008

04-dreams.jpgTITRE : Dreams for sale
REALISATEUR : Tommy Lee Wallace
ACTEURS : Meg Foster, David Hayward...


    Une femme, son mari, leurs deux jumelles et le chien pique-niquent dans une vaste prairie, sous un beau soleil de printemps. La nature est belle, le mari vient d'être augmenté, il y a dans tout cela quelque chose d'un meilleur des mondes possibles.
     Mais bizarrement, après avoir entendu son mari déboucher le champagne, la femme entend une seconde fois le bouchon sauter. Elle s'en étonne. Quand le mari lui parle, son visage tremble et saute, comme une image de télévision de mauvaise qualité.
     A partir de là, la partie de campagne se met à cafouiller complètement. Les gestes du mari ou des jumelles se répètent ou se saccadent, l'image tremble et saute. La femme se prend la tête entre les mains et pousse un cri... elle se retrouve alors dans une coque blanchâtre, dans un couloir blanchâtre.
     La confusion entre la fiction et la réalité, entre le rêve et l'éveil, n'est pas nouvelle !... C'est l'éternel : "rien ne nous prouve que nous ne sommes pas en train de rêver, et que d'un instant à l'autre, nous n'allons pas nous réveiller dans un tout autre univers, une tout autre dimension". Evidemment, c'est un thème en or pour la "Quatrième dimension" !
     Ici il est traité avec une simplicité confondante, dans un minuscule épisode de moins de dix minutes, qui parvient à tout dire et, en quelque sorte, à épuiser un sujet qui, pour prometteur qu'il puisse paraître, est finalement bien maigre. Ici il est jubilatoire. La femme se retrouve dans le "vrai monde", un couloir de "machines à rêver" parmi lesquelles elle avait choisi le pique-nique à la campagne. Le problème est que la machine s'est détraquée, et qu'elle redécouvre la réalité sans comprendre où elle est, persuadée que le vrai monde était sur la prairie ensoleillée, avec son moustachu de mari !
     Par chance, la machine se détraquera encore, et l'emprisonnera pour toujours dans un romantisme de pacotille, qui ferait néanmoins un très agréable paradis...

 

par Pénélope Lemarchand publié dans : The Twilight Zone communauté : Ciné DVD
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Lundi 24 mars 2008

march.jpgREALISATEUR : Mervyn LeRoy
ACTRICES : June Allyson, Elizabeth Taylor...
DUREE : 1h57'


     Pendant la guerre de Sécession, la vie familiale d'une mère et de ses quatre filles. L'aînée se marie, la seconde joue les garçons et veut devenir écrivain, la troisième est une chipie, et la dernière, un ange à peine réel...

    
Il y a des films qu'on a tellement vus qu'ils ne sont plus des films, mais des sortes de rituels, auxquels s'attachent une foule de souvenirs. J'ai vu Little Women quand j'avais l'âge de Beth, et que j'étais incapable d'adresser la parole à quelqu'un sans sentir le sol défaillir sous mes pieds et perdre le souffle. J'ai vu Little Women quand j'avais l'âge d'Amy, et que je passais des heures devant mon miroir à dénigrer les filles en jean's et en baskets. Et aujourd'hui je regarde Little Women en m'imaginant - comme Jo - écrire un jour un grand livre...
     D'ailleurs, dans le film, comme dans le roman de Louisa May Alcott, Jo est le personnage central. D'autant plus facilement qu'elle concentre en elle-même toutes les forces et toutes les fragilités de ses trois soeurs. Elle semble effrontée et pourtant elle a la timidité et la solitude maladive de Beth. Elle semble négligée mais elle a la passion impertinente et provocante d'Amy. Elle semble insouciante mais elle partage avec Meg cet idéal de calme et de protection.
     A cela s'ajoute la figure du père absent, qu'elle prend en charge aussi, devenant ce tomboy qui n'a pas peur de parler aux garçon, de passer des heures avec eux, mais qui refuse à tout prix d'imaginer partager sa vie intime avec l'un d'entre eux. Si elle est affectée par l'indifférence que finit par lui montrer Laurie, ça n'est pas parce qu'elle l'aimait, c'est parce qu'elle en avait fait son jumeau, et qu'en épousant Amy, c'est un frère qu'elle perd.
     Il faut donc à Jo la sublimation de l'art, grâce à Fritz Baher, la beauté d'un poème de Goethe, la sensualité d'une voix à l'opéra, la confiance d'un lecteur intransigeant qui croit en elle et en son art, pour que, finalement, la sensualité soit possible, et que le frère devienne un homme, et un homme qui se touche.
     Ce caractère à la fois totalement fantasque et immature, mais aussi bouillant et ambitieux, effronté et farouche, enfantin et supérieurement intelligent, est incarné par June Allyson d'une manière que j'ai encore trouvée plus belle, plus vraie et plus géniale hier soir.
     Ce sourire de tout son visage, qui exprime à la fois toute sa franchise, ton son espoir dans le monde, tout son besoin de trouver dans l'autre un compagnon digne de sa solitude, la rend fascinante de bout en bout. L'angélique Margarett O'Brien comme la peste Elizabeth Taylor ou la fade Janeth Leigh ne sont que les faire-valoir de celle qui vit tout et qui ressent tout, avec laquelle on sent que l'auteur s'identifiait, l'actrice s'identifiait, et - hier soir au moins - la spectatrice s'identifiait.

 

par Pénélope Lemarchand publié dans : Mes DiViDi communauté : ciné-blogs
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